Fiat lux

Prenez un tissu écossais. Soupoudrez-le de confettis. Eclairez-le au stroboscope. Maintenant prenez un caméléon. Posez le caméléon sur le tissu. Observez-le attentivement. Compris ?

10 juillet 2008

L'humanité parait faire un pas en avant, encore un, vers sa grande amie de connerie abyssale, dont le gouffre ne semble jamais assez profond. Ma génération semblait être condamnée à grandir vers cette nouvelle vague de détritus humains bétifiés ou tellement - tellement vitrifiés . Mais ça ne nous empêchera jamais de n'être que des connards, simplement, pas un avenir vraiment tolerable. Nous envahissons toujours plus les facs de ciné et de lettres, des khagnards par centaines, qui tirons vers nos plans ces comètes lointaines (...) Alors évidement, tous ces gueux qui pensent faire de la poésie en égrenant leurs accords stridents d'instruments malhabiles, faudrait penser à baisser le son. De même que si on passait par le fer cette foule grouillante du théâtre de boulevard, ça nous ferait de l'air, non ? Qu'importe, les cons ne savent pas ce qui est bon, cela est et n'a plus guère besoin de preuve quelconque(...)
Une phrase sur un mur. Sur un second. Non, car en voila un troisième. He mec, achètes des canettes en fer. Avec une faute.
Deux femmes sur une scène. Les rêves n'avaient plus de place, alors ils sont partis.

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05 avril 2008

mood: Beckett insane



Ce n'est pas moi qui parle. Ce n'est plus moi qui parle.
oui, j'ai bu. une peu. et après ? avais soif. oui, j'ai mal. Besoin d'une pause, de pouvoir sortir un minimum le nez de ce putain de guidon et arreter de faire nawak au petit bonheur. pas encore assez fort. monte le son.
dire tout. laissez la complexité des choses là où elle est, juste pour une fois, cesser de nous prédire une guerre.
Cette impossibilité de s'arreter
ca va pas être possible, là. pas un jedi, ne pas oublier ça, jamais. on fait ce qu'on peut, et pis c'est deja pas mal. 14 jours plus tard. comme si j'avais menti à leur putain de questionnaire, je viens toujours à mes cours sous acide, c'est bien connu, comment peut-on ignorer ça ? ma dose, besoin. pas la peine de me regarder comme ça, de toute façon vous n'existez pas.
Qu'est-ce qui te fait croire que tu existe ?

juste un piège, une grande illusion pour venir inclure leur distorsion dans mon univers. ce matin je vends une delorean équipée d'un correcteur de continuum, et ce soir je file des coups de rangeos à un matricide. même pas peur. sans deconner. entre temps j'apprend à me prouver que je sais me servir de cette saloperie de md. pas perdue pour tout le monde, ma journée. faudra songer à me payer mes droits d'auteur, merde.


tilt de ce jour :
avril ne compte que 30 jours (sisi !).
Donc le 31, c'était celui de mars. Forcement.
Tellement désolée.

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11 février 2008

Les sms, c'est le mal




Une semaine maintenant, et je n'en peux déjà plus. Une putain de semaine, insupportable. Marre de le voir me regarder, marre d'avoir l'impression d'avoir tabassé un labrador, un peu de dignité bordel. Assez lâche pour attendre autant, pas assez pour continuer, assez pour oser le faire comme ça, pas assez pour se barrer. Quelle que soit la direction que je choisisses, le moindre pas ne fait que du mal. Regarde comme je suis grand, je t'ai dit que j'avais tout compris et maintenant je vais faire semblant que rien. Mais tricher n'est pas jouer, pas quand ça se voit, pas quand on perd. Quand on gagne non plus, faut admettre. Moi je ne sais plus. Je ne sais pas gérer ça, j'ai fait ce que je pouvais pour l'empêcher, et ça aurait dû suffire. C'est pas ma faute, malgré tout ce que ses yeux peuvent tenter de me reprocher.
Petite sensation merdique qui revient. Ca faisait longtemps, ma vieille copine.
Et ça redevient physique. Cette impossibilité de supporter la présence, le bruit, toute cette agitation. Et la chaleur. Besoin de hurler, de fracasser les hyènes derrière moi, de partir en claquant cette porte.
C'est injuste. J'avais réussit, à oublier, à supporter, à rester au milieu d'eux. Ça allait presque bien. Tant d'efforts qui se brisent, pour rien, comme ça. Je ne vois plus que leur mal, à présent, plus rien de bien en eux, encore, je voudrais les fuir mais ils ne comprendraient pas, encore.
Demi mesures : tête baissée sur les copies doubles, mp3 pour les pauses, midi maison et dents serrées le soir.
Je décrocherais bien, mais ça m'apporterais quoi ?
Éclair de lucidité à 15h40 : 120 dans cette salle, mon ami s'appelle AD633. Est-ce un bien, est-ce un mal ...
Il faut que ces putains de vacances arrivent. Et vite.

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10 février 2008

Bercy, le 4 juin

IT'S MINE ! HUZZAH !



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28 janvier 2008

'cause every one knows who are the real heroes of Doctor Who

Parce qu'il y a toujours des méchants plus attachants que les gentils et leur colgate.
Parce qu'on ne s'attache pas assez aux machines.
Parce qu'on sait tous qui sont les vrais héros de Docteur Who.
...

EX-TER-MI-NA-TE !!!



Parce qu'il croit sincèrement que tout ce qui est diffèrent doit être détruit.
Les humains sont différente, et tout ce qui est différent, c'est le mal.
Il est l'ultime purificateur racial.

 

Le dalek fait partie de ces grandes armées sans visage que j'aime bien. Dieu sait que je n'aime pas l'armée, mais ça n'a tellement pas de rapport ...
Trois mots de vocabulaire, terriblement efficace, parfaitement obéissants, excessivement remplaçables.
Mission sans fausse excuse ou tentative de justification.
L'extermination parce qu'elle doit être.
Le rayon de la mort verte qui vous fait passer un scanner avant de vous tuer qu'on leur attribue dans les récents épisode est d'un ridicule achevé, certes. Mais n'oublions pas qu'ils ont commencé par chasser avec l'équivalent local d'un aérosol contre les mouches (personne ne me fera établir la comparaison à haute et intelligible voix quant au nombre de victimes de cette arme).
Des lignes et des lignes de machines alignées jusqu'à l'horizon, toutes bien identiques.
C'est pas pour rien que la seule excuse à mes yeux de l'existence des"premiers" épisodes SW sont à peine les clones et les droïdes battle et destroyer. Y'a les Smiths aussi, dans leur série à eux.
Bon évidement, là,vous me dites "mais ils sont tout pourris les films dont tu causes". Oui. Et il en reste quoi ? Les droïdes et les Smiths, ce qui achève la récurrence.
Mais les Ok'Tars les stoormtroppers, vous allez pas me dire... Quoi ? Vous avez jamais râlé que 200 unités, c'était pas assez pour faire un raid zergling ?
Bon, faut ajouter terminator, batman, punisher et Jason.

Ouais ...
En fait, j'aime le travail bien fait. Et les machines.
Merci d'être passé.

...

J'AIME LES DALEKS !!!






-------- ADD-ON (.gift) --------

'Cause you was nice, wasn't you ?


 

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12 janvier 2008

Are you nice or naughty ?

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15 décembre 2007

Un expert de haut vol en chimie du cerveau est attendu à l'accueil

Mes amis,

J'aurais préféré passer cela sous silence encore un petit peu, mais à cause des prochaines conventions et bien sûr du besoin de conserver mes éditeurs informés, il aurait été injuste de dissimuler la nouvelle. J'ai été diagnostiqué avec une forme très rare de la maladie d'Alzheimer, qui se dissimulait en fait derrière "l'attaque" fantôme de cette année.
Nous avons pris la nouvelle avec philosophie et même avec un peu d'optimisme. Pour le moment le travail continue pour conclure Nation et les notes préparatoires sont déjà couchées sur le papier pour Unseen Academicals. Tout le reste étant identique, j'espère pouvoir remplir la plupart de mes engagements, et autant que possible les futurs aussi, mais nous allons discuter avec les différents organisateurs. Honnêtement, je préfèrerais que les gens restent joyeux, car il y a encore le temps pour au moins encore quelques livres :o)

Terry Pratchett

PS Je voudrais juste attirer l'attention de tout le monde ayant lu la note ci-dessus que cela doit être interprété comme voulant dire que « Je ne suis pas mort. » Je le serai, bien sûr, tôt ou tard, comme tout un chacun. Pour moi, cela pourrait être plus tard que vous ne pensez - il est encore trop tôt pour le dire. Je sais que c'est très humain de dire « Y'a t-il quelque chose que je puisse faire », mais dans ce cas, je ne m'attarderais que sur les offres faites par les experts de haut vol en chimie du cerveau.

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09 décembre 2007

Pour toi

On m'a dit, Mais c'est ça, l'amour, mais si, mais si, crois-moi, tu vois bien que ... que c'est facile.
On m'a dit, Mais c'est ça, l'amitié, mais si, mais si, je t'assure, tu n'as pas besoin de chercher plus loin.
On m'a dit, C'est là, arrête-toi, relève la tête et regarde cette splendeur. Cet ordre !
On m'a dit, Allons, tu n'es pas une bête, pense à ces choses-là et tu verras comme tout devient clair. Et simple !
On m'a dit, Tous ces blessés à mort, avec quelle science on les soigne.
Assez !
Je me dis... quelquefois, Clov, il faut que tu arrives à souffrir mieux que ça, si tu veux qu'on se lasse de te punir... un jour.
Je me dis... quelquefois, Clov, il faut que tu sois là mieux que ça, si tu veux qu'on te laisse partir... un jour.
Mais je me sens trop vieux, et trop loin, pour pouvoir former de nouvelles habitudes.
Bon, ça ne finira donc jamais, je ne partirai donc jamais.
Puis un jour, soudain, ça finit, ça change, je ne comprends pas, ça meurt, ou c'est moi, je ne comprends pas, ça non plus. Je le demande aux mots qui restent... sommeil, réveil, soir, matin. Ils ne savent rien dire.
J'ouvre la porte du cabanon et m'en vais. Je suis si voûté que je ne vois que mes pieds, si j'ouvre les yeux, et entre mes jambes un peu de poussière noirâtre. Je me dis que la terre s'est éteinte, quoique je ne l'aie jamais vue allumée. Ca va tout seul. Quand je tomberai, je pleurerai de bonheur.

 

© Beckett, Fin de Partie


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06 décembre 2007

Nevermore !


He's always polite and does what he's told.
For a boy his age he's considerate and he's nice,
But he wants to be just like vincent Price.
He doesn't mind living with his sister, dog and cats,
Though he'd rather share a home with spiders and bats.
There he could reflec on the horror he's invented,
And wander dark hallways alone and tormented.
Vincent is nice when his aunt comes to see him,
But imagines dipping her in wax for his wax museum.
He likes to experiment on his dog Abacrombie,
In the hopes of creating a horrible zombie.
So he and his horrible zombie dog,
Could go searching for victims in the London fog.
His thoughts aren't only of goulish crime,
He likes to paint and read to pass the time.
While other kids read books like Go Jane, go,
Vincent's favorite author is edgar Allen poe.
One night while reading a gruesome tale,
He read a passage that him turn pale.
Such horrible news he could not survive,
For his beautiful wife had been buried alive.
He dug out her grave to make sure she was dead,
Unaware that her grave was his mother's flower bed.
His mother sent Vincent off to his room,
He knew he'd been banished to the tower of doom.
When he was sentenced to spend the rest of his life,
Alone with a portrait of his beautiful wife.
While alone and insane, encased in his tomb,
Vincent's mother suddenly burst into the room.
« If you want to you can go outside and play.
It's sunny outside and a beautiful day. »
Vincent tried to talk, but he just couldn't speak,
The years of isolation had made him quite weak.
So he took out some paper, and scrawled with a pen,
« I am possessed by this house, and can never leave it again. »
His mother said, « You're not possessed, and you're not almost dead.
These games that you play are all in your head.
You're not Vincent Price, you're Vincent Malloy.
You're not tomented or insane, you're just a joung boy.
You're seven years old, and you're my son,
I want you to get outside and have some real fun. »
Her anger now spent, she walked out through the hall,
While Vincent backed slowly against the wall.
The room started to sway, to shiver and creak.
His horrible insanity had reached its peak.
He saw Abacrombie his zombie slave,
And heard his wife call from beyond the grave.
Sha spoke from her coffin, and made ghoulish demands.
While through cracking walls reached skeleton hands.
Every horros in his life that had crept through his dreams,
Swept his mad laugh to terrified screams.
To escape the madness, he reached for the door,
But fell limp and lifeless down on the floor.
His voice was soft and very slow,
As he quoted The Raven from Edgar Allen Poe:
« And my soul from out that shadow that lies floating on the floor,
Shall be lifted – nevermore !»

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22 novembre 2007

Miuuuûw miuuuuû

by Simon Tofield

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13 novembre 2007

NEDM




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26 octobre 2007

C'est quoi ce monde moralement justifié ?

TAKE THE UNIVERSE AND GRIND IT DOWN TO THE FINEST POWDER AND SIEVE IT THROUGH WITH THE FINEST SIEVE AND THEN SHOW ME ONE ATOM OF JUSTICE.
AND YET YOU ACT IF THERE WERE SOME SORT OF RIGHTNESS IN THE UNIVERSE BY WICH IT MAY BE JUDGED


Depuis quand les règles n'existent que lorsqu'on les a gravées en trois exemplaires dans le marbre de nos inutiles temples, legislatifs comme religieux ?

L'être humain est un animal polissé qui a besoin de vivre en société.
C'est faux.
L'être humain s'est créé une police qui lui amène une vie en société en lui permettant de croire en son confort supérieur.
Ca fait une putain de difference.

J'avais dit que je repondrai à une question, pas que j'en créerai une source, alors je vais tenter de pas deraper.

La justice est une fin qui justifie les moyens. What else?

Arrivés jusque là, vous avez le droit de vous mettre à m'incendier, à me traiter d'anard [encore que ce ne soit plus la meilleure attaque] à vous lancer dans d'interminables explications qui tournent en rond, ou tout autre réaction d'indignation bien normale qui vous permettrait de vous sentir proteger vos points de vue. Vous avez le droit. Moi, pendant ce temps-là, je m'explique.

Ai-je besoin de demander si quiconque s'est senti mieux apres avoir détruit la chaise dont le putain de système de fermeture mal conçu lui aurait bouffé un doigt ? Mais genre vraiment mieux ?
Mes hematomes n'ont jamais disparus apres que j'ai cassé la gueule à leur responsable. Mais genre jamais.
La première pensée qui vient apres une attaque est une contre-attaque, une punition pour le (mal) fait. Mais elle n'est pas necessaire, puisqu'elle ne guérit pas. Elle ne rachete jamais la faute, elle n'accorde jamais le pardon.
Ce qu'ils appellent le besoin de justice n'est que l'empreinte de la pire de leur capacité mal cachée : celle de croire pouvoir être moins malheureux quand ils voient leur prochain l'être aussi.
Je sais que leur justice a aussi pour argument d'existence la prévenance des crimes. Mais, je reitère ma question, depuis quand les règles ont besoins d'être écrites pour exister ? On parle là de leur degenerescence, incapables d'avoir controle sur eux-mêmes pour appliquer leurs propres règles sans avoir en permanence l'ombre d'un képi sur la nuque, cette histoire de justice n'a rien à voir là-dedans.
Si mal a été fait, la justice n'est pas necessaire, puisqu'elle ne répare rien.
Ils n'ont pas besoin de justice, puisqu'ils n'ont pas à faire le mal. Point.

Ce que mon squelettique ami expliquait, c'est qu'il n'est point de Justice dans l'Univers. Seulement une Loi qu'ils ont insérée dans cette place et que l'on a appelée elle aussi Justice, parceque quand même.
Et cette justice qu'on présente comme inhérente à toute forme de société n'existe pas de soi et n'est qu'une béquille à leurs tares.

A cela je voudrais ajouter un point essentiel : considerez un de vos amis.
Un vrai, si vous en avez un sous la main, tant qu'à faire.
Maintenant, trouvez-le en colère. Où est-il ?
Regardez ses traits, écoutez sa voix, suivez la logique de cet esprit, regardez sa posture, admirez sa comprehension, son empathie, son intelligence et ses capacités de reflexion du moment.
Il s'agit d'une des rares choses qui ne sont pas pardonnables.
L'application de cette justice entraîne toujours ceux qui la demandent  dans sa déchéance.
S'y laisser entrainer et s'y complaire n'est pas excusable pour quelqu'un.
Regardez-le.
Il est bien pire que tout ce qui l'entoure, à commencer ce apres quoi il proteste.
Il n'est personne.

Arrivés jusque là, vous avez le droit de vous mettre à m'incendier, à me traiter d'anard [encore que ce ne soit plus la meilleure attaque] à vous lancer dans d'interminables explications qui tournent en rond, ou tout autre réaction d'indignation bien normale qui vous permettrait de vous sentir proteger vos points de vue.

Vous avez le droit de n'avoir rien compris.

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30 septembre 2007

kind of stupid game, isn't it ?

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20 septembre 2007

cafard

L'été se meurt tout doucement, et sa mort est plus belle que sa vivante apogée. Et on peut pas dire que c'est moi, cette fois. C'est malsain ce faux équilibre. Qui se trahit d'ailleurs, vu que j'ai tout le temps froid alors que Case et Ambiance devrait être potes. A moins qu'ils le soient. Et ne devraient pas. je ne sais pas

Ya eu cafard à la compilation, moi je l'avais dit que sorti du noyau, fallait pas toucher, c'était toujours foireux. je ne sais plus

Nous on joue les vautours, nourris pommes-frites/fraise tagada, en sortant des inlassables mises à jour logico-arithmétiques. je suis perdu


Day mod[7] se remettent à s'écouler à peu près correctement les uns après les autres (vu que tous ensemble, c'est pas trop ça quand même) ­et le temps doit reprendre le cours normal de ses engrenages.
Encore que ...

-Qui es-tu ?
-Je suis le Temps.
-Et tu fais quoi dans la vie ?
-Je passe.
-Ma maman, elle repasse. Elle pourrait repasser ta chemise, elle est toute froissée.
-C'est comme ça, le Temps, ça fait des plis.

Simplement, l'inertie de la situation s'accumule et t'étouffe, gravats de non-action, reste-à-faire et poussière d'ambition. Son poids fait sauter un ou deux engrenages, et l'erreur se propage, se repercute lors de l'arrivée en butée du premier puis du second rouage, pour plus tard se décaler dans le  cycle suivant, et ainsi de suite jusqu'à la prochaine remise à l'heure. Parcequ'il n'y a qu'une horloge qui peut donner l'heure au temps, et elle n'est pas mienne.

Petit conseil maison : ne viens pas perturber la réalité, puisque la seule conclusion qui rampera hors des flammes sera que tu n'existes pas (ou plus). Et ce sera bien fait.


Et sinon, chez vous, ça va ?

Moi j'm'en fous, je joue Punisher.

Jeu, set et match.


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12 septembre 2007

Salvador Allende est mort en vain.

Cette societé ne vaut rien.
Hier, c'était le 11 septembre.
J'ai attendu, hein, toute la journée.
Et bah la seule chose qu'on a celebrée,
c'est un acte de terrorisme.

Salvador Allende est mort en vain.


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10 septembre 2007

Qui sont ces millions de gens seuls ...

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08 septembre 2007

Mir-e-ror

Tu vas où, comme ça ?
Vers quoi tu cours dans leur nuit ? Le jeu est faux, on finira par le savoir.
Mais la question reste de savoir depuis quand. Depuis quand, à quel moment, quel endroit ça a merdé, merdé au point de pouvoir dégénérer jusqu'à arriver jusqu'à ici et maintenant. Longtemps que tu as arrêté de te demander si toi tu mourrais d'épuisement dans la baïne ou si au contraire tu marchais sur ladite vague, contemplant les autres s'asphyxier dans le bocal. Demain matin, on te trouvera un joli bout de bois flotté pour t'y crucifier, t'inquiéte pas.
Cours, vas-y. Qu'est-ce qu'on s'en tape ? Le monde est rond. L'Univers est courbe. Cours, fais toi plaisir. Et puis c'est pas les moyens qui manquent pour te préparer ta réception. Si tu arrives à aller assez vite pour fricoter quelques fraction de son éternité avec l'oubli, grand bien te fasse, mais ne t'illusionne pas, ça ne compensera jamais l'effet mémoire. Et ce monde en a en réserve. La dynamique gagne toujours, et elle est pas réputée pour sa galanterie. Sinon, la conservation d'énergie et le frottement absolu se chargeront de ton cas, c'est pas très grave.
Reviens donc patauger tranquillement sur nos planches savonneuses, confortables. On s'habitue, bien malgré nous, mais le temps avec nous glisse aussi, tes rêves derrière et rien devant. Avance paresseuse d'une balançoire, ne te demande pas quelles sont les mains qui te poussent, elles ne sont pas bienveillantes. Faut etre tordu pour pousser des enfants sur ces appareils. Va falloir trouver du monde pour nous racheter nos âmes, cause que le proprio actuel a plus l'air d'en vouloir, et elles seront peut-etre preneuses.
Au pire, on les bradera entre deux miroirs, pour ce que ça nous sert.
Mais bon, entre temps, si quelqu'un pouvait me déclencher le prochain conflit mondial, ce serait toujours ça de fait. L'Histoire n'est écrite que par les gagnants parait-il. Bah ça tombe bien, nous on a tous perdu, alors autant faire du ménage.
Pis ça fera de quoi bouffer aux bestioles depuis le temps qu'on leur dégage que des saloperies.
Et pis ça me fera des vacances, tiens.

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06 septembre 2007

on me dit jamais rien à moi




BORDEL DE MERDRE !!!
Ca fait quinze ans, trois mois et vingt-cinq jours que
Jacqueline Maillant
est
morte.

Et personne me l'a jamais dit !!!!


J'exige une minute de silence en son honneur, là, tout de suite maintenant.


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03 septembre 2007

Joyeux anniversaire !

Il est pas trop grand (mais pas petit !)
Il a pas de chance (il me connait)
Il est patient (il me supporte)
Il est chatouilleux (comme d'autres)
Il est ruiné (ou ça va pas tarder s'il continue)
Il avait pas de cravate (hé hé)
Il a lu Pratchett.

Il a du polystyrène,   ...   et 26 ans.

et interdiction de se pendre :-)

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31 août 2007

blogkay ?

"Link it to the world
Link it to yourself
Stretch it like a birth squeeze
The love for what you hide
The bitterness inside
Is growing like the new born
When you've seen, seen
Too much, too young, young
Soulless is everywhere"


Je viens d'apprendre qu'aujourd'hui, c'était le blogday. Et bah je l'emmerde.

...

...

Hein, quoi ? Vous saviez même pas que ça existait, une connerie pareille ? Vous non plus ? Voila qui me console un peu.
Alors, en fait, il s'agit de mettre dans un nouvel article cinq liens vers d'autres blogs, tous plus beaux, plus intelligents et conceptueux les uns que les autres afin d'en faire profiter à ceux qui se seraient égarés dans les environs, avec un joli petit texte mal orthographié pour vous signaler toutes les merveilles que vous pourriez y trouver, si vous vouliez bien aller vous égarer un peu plus loin à droite (encore un peu ... encore ... là, parfait, merci.)
Je vous laisse imaginer le bordel de connexion que ça vient foutre sur mon web chéri, leur connerie de toile bloguleuse (voire l'inverse). Enfin... on pourra peut-etre enfin atterrir sur le fan club officiel des anoréxiques lyonnaises en tapant "baie vitrée" dans notre ami gogole.
Pour ma part, je ne vais quand même pas avoir la cruauté de priver le monde de mes tribulations leucémantiques et ne pas lui faire proviter de cinq bonnes nouvelles adresses ?
Je vais quand même pas lui faire ça, hein ....
En conclusion, cette journée est à peu près aussi utile que le script qui PeRmEt De FaIrE cA (eT qUe J'Ai JaMaIs PrIs Le TeMpS dE lE TrOuVeR AlOrS qUe Je mE lE FaIt A lA mAiN fOiReUsEmEnT).

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27 août 2007

matin merdique

Il est des matins que la création aurait pu nous épagner. Je sais bien que même le Destin doit vider ses tiroirs de temps en temps, mais quand même.
Bon, le chat m'a presque peté le nez en venant dire bonjour, mais on dira que c'était une fracture amicale.
Un de ces matins où ça ne va pas. Aucune idée du pourquoi ni d'où ça vient. "La rosée tombe avec un bruit écoeurant, ce matin." Envie de retourner te coucher, mais le lit n'est plus la bulle chaude et douce qu'il devrait être.
Tu réalises le problème quand tu atteins son apogée, vers les onze heures. Quand le café n'est pas bon. Pas la peine de changer de tasse, de le chauffer plus, ou même de le sucrer. C'est juste pas la peine de le boire, en fait. Acide. D'ailleurs, maintenant, t'as mal au bide. Ou à une connerie de viscère dans ce gout-là. Oh, pas beaucoup,non. Juste assez pour pas aller bien. Même quand tu respires : tu trouves que ça fait trop de bruit. Et puis, qui a piqué dans ta reserve d'oxygène ?!
Acharnement winampien. Si cette merde me repasse encore les Beatles, je me remet au métal.
Tu penses, tu repenses, sans jamais réussir à fixer. Ca aussi, ça commence à bien faire. Tu regardes ton plafond, que tu connais par coeur, et les seules pensées qui remontent sont celles que tu voudrais oubliées. Plus tu te bats, pire c'est.
Pleurer ne fait aucun bien. Sternum bloqué, et c'est tout.
Devant le film de ce que tu ne veux pas voir, tu t'écoutes : ta respiration étrangement sifflante, poul incontrolé, les muscles qui se contractent avec -ou sans- raisons.
Ca va être une putain de mauvaise journée.
Apparemment, t'as pas assez payé avec hier. Hier ... dimanche. Puisqu'on a commencé à citer les grands hommes ...
" Sam Ghônfl l'Indefiniment Prolongé songea qu'il aurait sans doute pu s'y faire, s'il n'y avait eu les dimanches après-midi... [...] C'étaient les dimanches après-midi qu'il avait commencé à ne plus encaisser, avec ce terrible désoeuvrement qui vous saisit sur le coup de quatorze heures cinquante cinq, quand vous savez que vous avez deja pris tous les bains que vous pouviez prendre ce jour-là, quand vous savez que vous aurez beau vous écorcher les yeux sur les articles du journal, quels qu'ils soient, vous n'arriverez jamais à les lire vraiment, ni à appliquer cette revolutionnaire nouvelle technique de taille des arbres qu'on y décrit, quand vous savez que, tandis que vous contemplez la pendule, les aiguilles s'avancent inexorablement vers le chiffre quatre, funeste présage de cette languissante heure du thé, triste tasse pour les âmes."
Tu connais ? Non ? Va mourir à la FNAC !
Toujours est-il que la merde, ça s'accumule pour te tomber dessus tout bien ensemble. Et que celle d'hier est revenue pour les saluts.
En plus, c'est la première journée où il fait vraiment beau. Minable. C'est comme si tu avais décidé que ça devait pas aller aujourd'hui. Tu te fais orageux, grognon, renfermé, enfin bref foutez-moi la paix, quoi. Mais bon, faut quand même qu'on te previenne que la population mondiale a adopté ce matin l'empathie moyenne d'une demi-brique comme norme commune. Et que quelqu'un a paumé la chaussette.

 

Et, evidemment, c'est un lundi.



Le héros d'aujourd'hui :





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23 août 2007

 


L'alcool, c'est mal.


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09 août 2007

Voeux

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05 août 2007

Lifted - failure is an option ...

lifted

Les aliens sont nos amis, il faut les aimer aussi ...

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04 août 2007

Rorschach

rorschach
mono_rorschach

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19 juillet 2007

Sodome la grande et Gomohrre la belle, adoptez donc une soeur de plus.

Brûler. Tout brûler jusqu'aux fondations. Purifier tout ça jusqu'à la Terre. Elle arrêtera les flammes le moment venu. Elle a l'habitude.
Un immense autodafé, qui s'étendrait du mur ouest jusqu'à l'est, balayant successivement toutes ces ruelles agitées, passant par ces places touristiquement dépravées, enflammant là l'Horloge qui explose sur l'Opéra, ici la Cathédrale qui tombe vers les Archives, dévorant plus loin les universités après le Palais. Et ça flamberait tant et plus, au centre de ces murs, comme un feu de scout soigneusement ceint de pierre, pour qu'il ne s'échappe point. Ce qu'on pourrait en faire, des marschmallows ! Le Rhône porterait les éclats sanglants de l'incendie, qui passeraient sous ce tiers de pont absurde, baignant l'Ile Camping depuis laquelle personne ne regarderait. Rien à foutre.
Devant le Crucifié, surplombant cette stupide place pavée, on se demande : il resterait quoi de ce palais de calcaire ? Quelques ruines méconnaissables, d'où on ne pourrait jamais rien tirer, ou bien l'orgueilleuse structure mais noircie, morte, poignardée par les flammes ? Lequel est le mieux ?
Avignon ! Ville de Poésie, d'Art et tout le chambard. Un mois par an, mais c'est déjà ça. Déjà plus que les autres. Les artistes, les philosophes, les intellects ... et mon cul, c'est du poulet.
Un rassemblement crasse mais qui brille sous des HMI.
Aux pieds du Christ, ça boit de la bière, dont les bouteilles vides serviront d'éphémères cages de foot, ça gratouille, faux, en oubliant que ces chants étaient d'espoir et non de suicides chimiques, ça fourmille inutilement et bruyamment.
L'illogisme même de notre existence ne nous apparaît que plus clairement encore, lorsqu'on cherche le contraste entre Moi et Eux. Et qu'on échoue à le trouver. Une conscience vaine. Et c'est tout.

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10 juillet 2007

11. Aimez-vous les uns les autres, bordel !

 

Jamais plus vous n’aurez à faire la paix
Quand vous n’ferez plus la guerre
Jamais plus vous n’aurez à vous parler
Quand tout s’ra mis au clair
Jamais plus vous n’aurez à faire semblant
Quand vous s’rez transparents
Jamais plus vous n’aurez à vous trahir
Quand vous s’rez solidaires

En attendant la venue d’un nouveau messie sur terre
Ou d’une machine à faire tourner le vent
J’invite cordialement les foies et les cœurs à rester des viscères
Et tout l’monde à finir la nuit vivant

Jamais plus vous n’aurez à croire les faits
Quand y’aura plus d’histoires
Et jamais plus vous n’pourrez vous cacher
Quand on f’ra la lumière
Jamais plus vous n’aurez à faire d’efforts
Lorsque vous serez morts
Jamais plus vous n’pourrez vous évader
Quand vous s’rez libres et fiers

Si jamais l’envie vous prenait, l’envie du beau, l’envie du vrai
Celui d’édifier quelque chose, envie qu’on s’bouge, envie qu’on ose
Détourner le cours du destin, tenter de freiner le déclin
Envie de croire en ce qu’on est, de ne plus jamais dire jamais

Ne rien attendre d’aucun dieu, de quelconque manière
Et s’arranger pour faire tourner le vent
Quand vous irez debout, la foi en vous et le cœur grand ouvert
Alors j’irai vous rejoindre en courant
Ensemble, on finira la nuit vivant


Les viscères, Polemil Bazar
 

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28 juin 2007

Le professeur Rollin à toujours quelque chose à dire.

 

Toujours quelque chose à dire, quelque chose à dire …
Le professeur Rollin à toujours quelque chose à dire.

 
carton

   Attention, le nombre 27 n'est pas un nombre tout à fait comme les autres. Certes, il est supérieur à tous les nombres de 0 à 26, mais, car il y a un mais, il est inférieur à tous les autres.
Pourtant ce qu'on a appelé la malédiction du 27 peut aisément être conjurée. Il suffit pour cela de multiplier 27 par 116, qui est le point d'ébullition de la naphtaline, et d'élever ce premier résultat à la puissance 17, qui est le prix en dinars d'un lot de 11 jolies boules de naphtaline.
On obtient alors ce nombre de 16 893 275 442 182 699 012 223  qui laisse loin derrière lui un joli paquet de nombres nettement inférieurs.
Pour peu que personne ne vous ait vu faire les opérations susmentionnées, un rideau de douche autour de votre table de travail par exemple fera très bien l'affaire, tout le monde croira que la performance de ce nombre est celle du 27.
Et la malédiction n'a plus qu'à se retirer sous les huées d'un peuple en furie rassemblé à la hâte sur la Grand Place de Strasbourg mêlé en une foule compacte et bigarrée au sein de laquelle quelques opportunistes, profitant de l'aubaine, tirent les poils des fesses des femmes mariées.

Bonsoir.


Merci Professeur Rollin.



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22 juin 2007

Si ça continue, faudra que ça cesse

matricule

Mes contemporains developpent plus de dérivés de l'éthanol que je ne peux en absorber, mais je continue à me demander pourquoi on ne nous vend pas directement de l'alcool à bruler plutot que de s'amuser à lui trouver des noms divers et originaux.
Accablante méprise dans ce monde ignare, je ne suis personne.
Puisque ma logique ne l'est pas, puisque mes principes ne sont évidents que pour moi et que ma route n'apparait qu'à moi-même comme celle à suivre, je déclare officielement mon renoncement à faire partie de votre monde de brutes hébétées par la lumière des feux follets.   
En tant que réfugiée politique perdue dans votre dimension, je vous demande donc un strict respect des ratons laveurs, du bleu turquoise et du reste, au risque de déclencher une guerre intersidérale sanglante quand j'aurais retrouvé le chemin de ma maison. J'exige également la cessaion immédiate de toutes contraintes à mon égard, ainsi que le dépôt d'un millier de gargouilles araméennes sur les toits de la mairie de Paris, sous les mêmes conditions.

Je rappelle que les corps vivants branchés sur le secteur sont appelés à s'émouvoir.
Et puis, surtout, n'oubliez pas de me faire envoyer la liste des erreurs constatées au F.756 du 72.03.10.

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01 juin 2007

Il n'y a de tortue nulle part !

"Toute technologie suffisament avancée est indiscernable de la magie."     Arthur C Clarke

"Toute technologie discernable de la magie est insuffisamment avancée."    Gregory Benford

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Petit carreau

Marrant comme les petits carreaux me donnent envie d'écrire des conneries.
Avec un stylo de l'armée, en plus.
Ah non, pardon : de la "Marine Nationale", nuance. Importante, la nuance, 'tention. Et pis d'abord, faut pas croire tout ce que les hippies ils font qu'à dire, tout ça que pour d'la défense, sisi. Juste de la défense, au cas où ces salauds d'estrangers viendraient un peu trop respirer par chez nous. On pourra alors aller utiliser nos joujous pour aller se defendre un peu chez eux. Puis on va espliquer à nos jeunes combien c'est bien et beau de venir s'enfermer dans une boite à sardine duquel on pourrait balancer un sol-air en mangeant des La Laitière au chocolat, on leur offre un porte clefs de la corvette et on leur sert du coca-cola araméen.
Marrant comme les petits carreaux me donnent envie d'écrire des conneries.


ADD-ON :
"Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton."
(Albert Einstein / 1879-1955 / Comment je vois le monde / 1934)
----------
"Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être un kébab."
(Aiseant / 23 h 20 / Comment je vois le mouton / 2007)

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22 mai 2007

La réponse _ Brown

 

Dwar Ev, solennellement, employa de l’or pour faire la dernière soudure. Les yeux d’une douzaine de caméras de la Télévision l’observaient et les ondes portaient à travers l’univers l’image multipliée de ce qu’il était en train d’accomplir.
Il se redressa et fit un signe de tête à Dwar Reyn, puis il se plaça devant la manette qui établirait le contact quand il l’abaisserait. Une manette qui relierait brusquement toutes les gigantesques machines à calculer de toutes les planètes habitées de l’univers –quatre-vingt-seize billions de planètes- en un seul circuit géant. Ainsi, tous ces cerveaux artificiels ne formeraient plus qu’une monstrueuse machine cybernétique englobant et centralisant toute la connaissance de toutes les galaxies.
Dwar Reyn adressa quelques brèves paroles aux quelques trillions d’auditeurs qui étaient à l’écoute. Puis, après un moment de silence, il dit : « Maintenant, Dwar Ev. »
Dwar Ev abaissa la manette. On entendit un énorme bourdonnement, l’afflux de force arraché aux quatre-vingt-seize billions de planètes. Des éclairs jaillirent, puis s’évanouirent.
Dwar Ev recula.
« L’honneur de poser la première question vous revient, Dwar Reyn.
-Je vous remercie, dit Dwar Reyn. Ce sera une question qu’aucune machine cybernétique n’a jamais été capable de résoudre. »
Il se tourna vers la machine.
« Existe-t-il un Dieu ? »
La voix puissante répondit sans aucune hésitation, sans le moindre cliquetis de rouage.
« Oui, MAINTENANT il y a un Dieu. »
Une soudaine panique envahit le visage de Dwar Ev. Il bondit pour relever la manette.
Mais, à cet instant, le ciel sans nuage fut déchiré par une gerbe d’éclairs qui foudroyèrent Dwar Ev et soudèrent à jamais la manette que l’homme avait abaissée.


(c) Brown

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19 mai 2007

Rose

 

Seigneur, j’ai réussit à rentrer chez moi.
Hallelujah !
Un poil joyeuse.
Trop de rosé.
Sisi, quand on mélange tout, pouf –ça fait des chocapics- jsuis sure que ça teinte rose, quand même.
Bon, je fous quoi de ta veste ?
L’a même pas plut sur ma gueule, s’t’un miracle.
Je dors avec, on verra si je te la rends avant Avignon ^^
Vache-qui-rit et Orelox, yepee !
Bien arrêtons de chanter Renaud et allons nous noyer en vue de l’anglicisme maladif de tout à l’heure.
A plus les gens.

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16 mai 2007

Le professeur Rollin a toujours quelque chose à dire

 

Toujours quelque chose à dire, quelque chose à dire …
Le professeur Rollin à toujours quelque chose à dire.

 

Vous l’avez entendu comme moi, quelqu’un vient de parler de colibri. Le mot colibri pourrait bien venir du mot latin Bachus, qui a donné en français baquet puis, par déformation, barquette, basket, limonade et enfin, colibri.
Certains auteurs ont cependant, de l’éthimologie du mot colibri, une interprétation diamétralement opposée.
Ils pensent que si une femme n’est pas capable d’égayer et de fleurir la maison pour le retour du mari, alors elle doit être appelée feignasse, F E I G N A S S E, et non pas colibri.
La controverse entre les deux écoles est cependant toujours restée très courtoise, les uns et les autres ayant même le sentiment de ne pas parler de la même chose.
En toute sincérité, c’est plausible.

Bonsoir.

Merci Professeur Rollin.

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14 mai 2007

Hypocrisie mondiale.

Bien. C'est bon. Vous avez gagné, j'y vais. Oui, je donne la patte, aussi.
Me fait vomir. Hypocrisie mondiale.
Haaa, c'est clair que ça présente bien les ados qui font autres choses que jouer à la ps3.
C'est clair qu'on les aime bien, les cultivés, les intelligents, les intéressants.
Mais regardez-vous, trente secondes. Ecoutez-vous parler, au nom du Ciel !
Regardez comment tombe votre joli masque sitôt que l'on aborde des choses "sérieuses".
Vous me faites marrer à vous gargariser sur la culture et tout ces "projets ambitieux", mais dès qu'on parle de laisser ça prendre le dessus un peu trop sur le prestige et vos idéaux à la con, aaah, là, il change, le discours, là, c'est fonce ! Vas-y ! C'est pas grave, tu peux pas laisser passer ça, quand même !
Naan, c'est clair ! Allons prouver qu'on vaut mieux que l'autre, ouais, j'suis le plus fort, le plus meilleur, le plus gentil, le plus héros, le plus heureux, le plus libre. Ouaaiiis !
Et pourtant tu baisses la tête et tu marches.
Expliquez-moi ça, expliquez-moi pourquoi je marche, nom de Dieu !
Et pourtant tu la fermes et tu marches.

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06 mai 2007

'

Il est difficile de vivre sans croire mais il est certainement encore plus dur de croire si on n'espère pas.
Détruire les notions de passé et de futur fut sans doute une erreur, il ne m'en reste rien.
La réflexion trop poussée sur nous, nos acquis et notre orgueil n'aide pas à vivre : certes, nous sommes sans doute plus proche que quiconque de la vérité, mais à quoi cela peut-il servir ?
Ouvrir les yeux ne sert à rien dans le noir, seulement à nous déstabiliser plus encore: nous ne pouvons plus faire comme si de rien n'était mais c'est un sens qui s'éveille dans un environnement où il n'est qu'inutile. Il est futile de chercher à discerner des ombres dans l'obscurité, seulement nous ne pouvons nous en empêcher et cela nous amène à ce point d'inaction insupportable, où la contemplation ne fait qu'exacerber une haine vaine contre un monde absent et où la décision est anéantie par l'univers.
 I can't dance I can't talk I can't sing
Il est impossible de supporter une existence dénuée du moindre sens, comment faites-vous pour continuer de courir ? Je n’arrive pas à mettre sur off, arrêter de chercher le savoir et simplement continuer sur les rails sans me poser de questions sur le paysage. Le penseur nous dit que le savoir nous rendra libre, mais sur la somme complète de mes connaissances, si peu de choses me sont réellement utiles que j’aimerais pouvoir ignorer tout cela et aller boire et chanter.
 The only thing about me is the way that I walk.
Expliquer aux capitalistes amateurs que je ne veux pas.
Raconter le soleil au cœur de sa vie.
Parfois je me dis qu’il suffirait de tendre la main pour allumer la lumière, éclairer tout cela comme j’arrive si bien à le faire pour la petite boite noire avec ses marionnettes.
A essayer.

No no no I can't dance
No I said I can't sing.
But I can walk.

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29 avril 2007

Jouissif à chanter et que des accords à la con , tout bonheur

Boutonneux et militants
Pour une société meilleure
Dont y s'raient les dirigeants
Où y pourraient faire leur beurre
Voici l'flot des étudiants
Propres sur eux et non-violents
Qui s'en vont grossir les rangs
Des bureaucrates et des marchands
Etudiant poil au dents
J'suis pas d'ton clan pas d'ta race
Mais j'sais qu'le coup d'pieds au cul
Que j'file au bourgeois qui passe
Y vient d'l'école de la rue
Et y salit ma godasse

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Alors tu seras un moins que rien
Ah oui ça j'veux bien



Etudiant en architecture
Dans ton carton à dessin
Y a l'angoisse de notr'futur
Y a la société d'demain
Fais-les nous voir tes projets
Et la couleur de ton béton
Tes H.L.M. sophistiqués
On n'en veut pas nous nos maisons
On s'les construira nous même
Sur les ruines de tes illusions
Et puis on r'prendra en main
Quoi donc ? L'habitat urbain
Je sais ça t'fait pas marrer
J'pouvais pas m'en empêcher

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux faire ?
Je sais pas moi gangster



Etudiants en médecine
Tu vas marner pendant sept ans
Pour être marchand d'péniciline
Tes saloperies d'médicaments
Aux bourgeois tu r'fileras
Des cancers à tour de bras
Et aux prolos des ulcères
Parc'que c'est un peu moins cher
Et l'tiers-monde qu'a besoin d'toi
Là c'est sur que t'iras pas
Malgré tous ceux qui vont crever
T'oublieras que j'ai chanté
La médecine est une putain
Son maquereau c'est l'pharmacien

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux être ?
Je sais pas moi poète



Etudiant en droit
Y a plus d'fachos dans ton bastion
Que dans un régiment d'paras
Ça veut tout dire eh ducon !
Demain c'est toi qui viendras
Dans ta robe ensanglantée
Pour faire appliquer les lois
Que jamais on a voté
Ta justice on en veut pas
Pi si tu finis notaire
P't'être qu'on débarqu'ra chez toi
Pour tirer les choses au clair
Et tant pi s'il est pas là

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux faire ?
Je sais pas moi infirmière



jeune_et_con_copie

 
Etudiant en que dalle
Tu glandes dans les facultés
T'as jamais lu l'Capital
Mais y a longtemps qu't'as pigé
Qu'y faut jamais travailler
Et jamais marcher au pas
Qu'leur culture nous fait gerber
Qu'on veut pas finir loufiats
Au service de cet Etat
De cette société ruinée
Qu'des étudiants respectables
Espèrent un jour diriger
En trainant dans leurs cartables
La conneries de leurs aînés

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Alors tu s'ras un moins que rien
Ah oui ça j'veux bien


"Etudiant, poil aux dents", Renaud

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22 avril 2007

Pieplu mon ami, paix à ton âme

On appelle passoire tout instrument sur lequel on peut définir trois sous ensembles : l’intérieur, l’extérieur et les trous.

L’intérieur est généralement placé au dessus de extérieur et se compose le plus souvent de nouilles et d’eau. Les trous ne sont pas importants. En effet une expérience simple permet de se rendre compte que l’on ne change pas notablement les qualités de l’instrument en réduisant de moitié le nombre des trous puis en réduisant cette moitié de moitié, et cætera et cætera, et, à la limite, jusqu'à ce qu’il n’y ai plus de trous du tout. D’où le théorème : la notion de passoire est indépendante de la notion de trou, et réciproquement.




complexe
On appelle passoire du premier ordre les passoires qui ne laissent passer ni les nouilles, ni l’eau.



second
On appelle passoire du second ordre les passoires qui laissent passer les nouilles et l’eau.





troisi_me
premierOn appelle passoire du troisième ordre, ou passoire complexe, qui laissent passer l’un ou l’autre, et quelques fois pas.




Pour qu’une passoire complexe laisse passer l’eau et pas les nouilles il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre des nouilles.
Pour qu’une passoire complexe laisse passer les nouilles et pas l’eau, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur à celui de l’eau.

Quand aux passoires du premier ordre qui ne laissent passer ni les nouilles ni l’eau, il y en a de deux sortes : les passoires qui laissent passer ni les nouilles ni l’eau ni dans un sens ni dans l’autre, et celles qui ne laissent passer ni les nouilles ni l’eau que dans un sens seulement. Ces passoires là, on les appelle des casseroles.

Il y a trois sortes de casseroles : les casseroles avec la queue à droite, les casserole avec la queue à gauche et les casseroles avec pas de queue du tout. Mais celles-là on les appelle des autobus.


autobusIl y a trois sortes d’autobus : les autobus qui marchent à droite, les autobus qui marchent à gauche et les autobus qui ne marchent ni d’un coté, ni de l’autre.


Mais ceux-là on les appelle des casseroles.


Il y a trois sortes de casseroles : les casseroles avec la queue à droite, les casseroles …

c_tout

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eight

Départ enfin de cette gare, où Murphy s'en est encore donné à cœur joie. Le Papa Pingouin salue le décollage. Allez les amis, trop tard.
Mes amis: 100 tic-tacs déjà gravement grevés et 4 piles AAA LR03 pour nourrir Grille Pain. 8 heures à tenir.
C'est moi ou il est plein de militaires, ce train ?
Mes compagnons de route : Banks, Ottum, Pratchett, Gaiman et Barker. Le gratin. A économiser. Sept jours et le retour. 176 heures, 10 560 minutes, 633 600 secondes.
Ajoutons à cela trois pommes et cinq krémas.
On obtient assez peu de chose.
Fraise, orange, cerise, grenadine (?) et ... orange. Bah merde, c'est pas malin, ça !
Bon ... quatre krémas. Equilibre.
Ne pas se lever et aller en coller une au conglomérat atomique morveux et chouinant, siège 27.
Oh, la Seine.
Alone, les pieds posés à plat sur la vitre devant moi. Cette vitre est suffisamment teintée pour que je ne sache pas si les gens que j'y vois sont derrière ou devant, s'y reflétant. C'est fun, ça. Très perspychologique. Y'a quelqu'un qui me regarde, dans cette vitre. Stupide ... c'est moi.
Bordel, je ressemble vraiment à rien.
Erreur de programmation : Starmania arrive. SOS d'un terrien en détresse quand je me contemple dans une glace improvisée, c'est bad.
Freddy, hein ?
On la décapsule ou on la décapsule pas ?

Pour la sécurité de tous, veuillez à  ne pas laisser vos bagages sans surveillance. Mais j'ai le droit d'aller pisser, quand même ?
2 heures plus tard, les mêmes. Encore que les tic-tacs soient dangereusement en voie d'extinction et que Banks s'en soit aussi pris un méchant coup dans la gueule.
Tout ce qui pouvait m'éloigner d'un avachissement confortable, pieds nus, s'est vu donner congé et tout le monde pionce aux alentours.
Grille Pain réclame du rab. Déjà. Je savais bien qu'elle était pourave, c'te pile. Ahaha! Vive moi! J’ai! The show must go on!
Oh, le ... Rhône? Qu'est-ce que j'en sais, moi ? La carte ? Quelle carte ? Le machin hexagonal avec les tites lignes bleues, là ? Ah ouais, mais non, j'ai jamais su la remplir celle-là. De toute façon, ça doit juste être un fleuve à la con, dont tout le monde se tape.
Je crois que ma lumière les fait chier.
IL EST ! UNE HEURE ! ET TOUT ! VA BIEN !
Oh putain ... bon d'accord, pas dodo.
Encore six heures.
Encore un peu.
2 heures. Il est, deux heures.
A pu tic-tac. A froid.
Oh, tiens, encore un fleuve à la con.
Attention les gens, je nous remets tous en danger.
Oh, et puis merde.
Certes, elle est tiède, en l'ouvrant j'en ai mis partout et c'est une Koënig. Mais quand même.
Ne pas y chercher l'oubli, ça va pas le faire. Mais quand même.
Bien. Il nous reste les krémas.
A partir d'une certaine heure, le 8 bits fait ...
mal.
La lumière est une certitude.
Gneu ? C'est quoi, ça ? Dijon ? Ah ouais... heu... cool.
Nuclear Launch Detected.
Arf : on a perdu un miltos.
Maman, quand c’est qu’on arrive ?
Cool, une heure de demi-sommeil derrière moi et faut que je choisisse la bonne navette pour monter les rejoindre.
Déjà vu.   
Ce con conduit en téléphonant. Et vite, en plus.
D’ici, les bâtiments sont presque plus moches que vus de près. Marrant, ça : de l’extérieur, ils sentent déjà la moquette marron et orange. Et le crépi.
J’ai pas envie de descendre.   

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15 avril 2007

Silence

ciel_femme_1



Ne pas appeler
Ne rien lui dire
Juste regarder les gens être heureux

Entre eux

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13 avril 2007

Elle court mème pas au ralenti sur la plage
Quand elle s'endort elle a même pas des bigoudis
Elle est pas maquillée quand elle se réveille
Elle passe pas ses après-midis chez l'coiffeur
Elle a jamais rendez-vous chez son psy
Elle m'raconte pas les dépressions de ses copines
Elle s'est pas faire refaire les seins
Elle s'est pas fait lipo-sucer
Elle s'est pas fait lifter
Et elle a jamais fait d'UV
Elle passe pas 2H aux waters
Et elle parle jamais de mariage
Mèmes mes copains...Elle les aime bien
Elle mange jamais d'yaourts sans sucre
Elle fait jamais de régime
Elle supporte pas les fruits
Elle aime le steack saignant, les frites la confitures
Elle passe pas ses après-midis dans les magazins
Pendant les soldes, aucun symptome d'hystérie
Elle a pas 10 000 paires de pompes qui servent à rien
Elle est pas abonnée a ELLE
Elle est pas fan de george Clooney
Elle lit pas Alexandre Jardin
Elle passe pas 2h a zapper
Elle est pas accro de ménage
Et elle trouve que jcuisine bien
Et mème au pieu...Ca se passe bien...

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08 avril 2007

aaaah three K [Kro, Krema, Kawaa]

To do is to be  (Platon)
To be is to do  (Marx)
Doo be doo be doo  (Frank Sinatra)

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07 avril 2007

Commençons, continuons ... (suite après les vacs ^^)

Aymeric prit une inspiration et son courage à deux mains, puis releva la tête et s’entendit demander :
"Maître, je vous prie de me pardonner mais… que fait-on exactement ici ?"
"Nous attendons, petit", lui répondit-il sans même se retourner. Et, comme pour lui, il ajouta : "Comme toujours. Il adore se faire attendre…"
Le ton de son maître signifiait clairement qu’il n’irait pas plus loin, alors Aymeric se replongea dans la contemplation morose du ruban de l’autoroute qui se déroulait en contrebas. Le flot hypnotisant des voitures le berçant, il laissa ses pensées aller faire un tour : il était trop nerveux, il n’aimait pas ça. Mais, déformation professionnelle, il ne pouvait s’empêcher d’admirer le travail accompli : à peine avaient-ils fini par trouver un moyen pour s’installer confortablement qu’il avait suffi de leur suggérer un petit tassement de terrain pour que, même pas dix mille ans plus tard, ils se construisent tout seuls un réseau huit voies, histoire d’aller voir le plus vite possible si, derrière l’horizon, ce serait pas un peu mieux. Fuite de la mort vers la mort, à 140 kilomètres-heure. A partir d’une toute petite observation -un peu aidée certes-, ça c’était du bon boulot.
"Ces humains sont formidables."
Le son de sa propre voix fit sursauter Aymeric, qui s’aperçut qu’il était seul : son maître s’avançait désormais vers les deux silhouettes blanches qui venaient de sortir de l’ombre. Aymeric manqua de tomber en se remettant précipitamment debout, à la limite du garde à vous, et frémit lorsque l’une d’elle prit la parole :
"Bonsoir, Méphistophélès. "
"Tu es en retard Gabriel, constata calmement Méphisto."
"Exact. "
Un petit silence passa, rapidement. Un plus long le suivit, s’installa et s’endormit.
Aymeric, tout en s’appliquant à rester dissimulé derrière Méphisto et à ne pas regarder Gabriel, dévisagea la compagne de ce dernier : elle semblait assez jeune –trop jeune pour mourir, pensa-t-il avec un peu d’amertume, et jolie, mais son visage était fermé, regard fixe et dur. Il connaissait ça. Elle finirait par s’apercevoir que ça servait à rien, surtout parce qu’en fait personne n’en avait quoi que soit à faire.
Ce fut Gabriel qui finit par chasser le silence qui commençait à s’ennuyer ferme :
"Où est Faust ? "
"Et bien, en fait…" entama Méphisto, avant de chercher ses mots.
"Oui ?"
"Il peut pas venir ce soir. Il s’excuse, mais il a enfin réussit à s’organiser une petite soirée avec sa Marguerite, tu sais ce que… "
Il s’arrêta brusquement, dans l’attente de la réaction de son vis-à-vis, qui se contenta de prendre une profonde inspiration.
"Enfin bref, pas là quoi ", finit-il presque honteux.
"Donc nous ne serons que quatre."
"Donc nous ne serons que quatre", se sentit obligé de confirmer Méphisto.
"Donc pas de poker ce soir."
Gabriel était légèrement contrarié, mais seul son troisième orteil droit le savait. Les autres se contentaient de le pressentir.
"Donc…, heu, bah … non", conclu piteusement Méphisto.
Aymeric, poussé par un instinct stupide, comme tous les instincts dans ce type de situation, se sentit soudainement obligé de soutenir son nouveau maître et d’ajouter quelque chose :
"Hé, les gars, ça tombe plutôt bien parce que moi, le poker…" Le ton enjoué de sa phrase se brisa sous le poids de plusieurs millénaires de parfait mépris qu’incarnèrent alors les sourcils de Gabriel, et il parvint à peine à finir d’articuler un « je sais pas vraiment y jouer » tout en se mettant à la recherche frénétique d’un moyen de disparaître durant le silence qui ne manquerait pas de suivre une réplique aussi inepte. L’archange s’approcha légèrement de lui, son regard lui faisant soudain ressentir une profonde compassion envers les petits lapins et toute autre petite boule de poils.
"Tiens donc ! Tu es là toi. Stagiaire, je suppose ? Eternel stagiaire, où iras-tu après eux ? A moins que tu ais trouvé tes pairs, finalement. "
Aymeric se contenta de tomber un genou à terre, pliant sous le martèlement des syllabes. Le discours, il le connaissait mais il avait espéré que plus jamais il n’aurait à affronter l’archange hargneux lui crachant sa déception au visage.
Mais Méphisto en détourna Gabriel en lui proposant de remplacer le poker par une simple belote, ce qui le fit grimacer.
"Et pourquoi pas aux dés, pendant qu’on y est. On joue quoi, ce soir ?"
"On commence avec les secteurs 1..03, Paris centre et 1..66, petite couronne", s’empressa de répondre d’une voix presque mécanique sa stagiaire qui n’avait jusque là pas bronché. Ensuite il faut redéfinir le plan et…"
Elle ne put aller plus loin.
"Au fait, Méphisto, je te présente Agnès, stagiaire chez nous. "
Il soupira, et reprit : "Bon, d’accord, à la belote. Mais quand même…"
Méphisto cessa de prêter attention aux doléance de l’archange : il venait de dire oui, il ne reviendrait pas sur ça, c’était la seule chose qui comptait. Il invoqua la table de pierre habituelle et sortit les cartes. Il eut un temps d’hésitation, puis leva un regard vaguement inquiet vers Aymeric :
"La belote, quand même, tu connais ?"
Aymeric jugea que parler des longues heures insupportables peuplées de Mère-grand, Belotte et Tisanne-à-la-Camomille ne serait pas une idée brillante et se contenta d’hocher la tête et de s’asseoir pour trier les cartes, les dents serrées. C’était la première fois qu’il avait l’occasion de jouer avec des cartes d’origs, et il en examina une longtemps : les cartes en elles-mêmes étaient faites d’une plaque d’argent outrageusement fine et résistante sur laquelle un artiste fou, ou complètement ivre, voir les deux, s’était appliqué à combler méthodiquement tout espace libre en gravant des formules alambiquées et illisibles, écrites en Orig ancien. Au centre reluisait leur symbole, d’un bleu glacier. Totalement imperméable à quelque pouvoir qu’il soit, impossible à manipuler, bref apte à servir en toute honnêteté n’importe qu’elle incarnation désireuse de prendre du bon temps. Mais Aymeric sentit que les parties qui allaient se jouer ne le feraient pas tout à fait avec lui : il ne servirait pas à grand-chose, étant là uniquement pour combler les mains, guère plus. Tout comme l’autre là, Agnès, ne serait d’aucune utilité à Gabriel.

L’autre en question était restée bloquée, debout là où ils étaient arrivés, envahie par le sentiment que quelque part quelque chose s’était détraqué et que le tout glissait lentement vers ce qu’elle n’arrivait pas à définir autrement que comme un beau bordel. Qu’après une très courte vie sagement remplie de poussière d’église et lueur jaunâtre de cierge on lui offre une existence ad eternae lui paraissait plutôt normal. Qu’on lui demande de donner un coup de main pour faire tourner la machine au lieu de rester âme heureuse mais attendant un peu la suite du programme, somme toute, pourquoi pas ?
Elle avait donc accédé au statut angelot, comparable à celui du stagiaire dans n’importe quelle boite : considéré généralement comme aussi utile qu’un hérisson à trois pattes sauf quand il s’agit de dénicher un café correct en moins de trois minutes, personne ne perd jamais la moindre seconde à lui expliquer quoi que ce soit mais on ne l’empêchera pas non plus de farfouiller, jusqu’à ce qu’il soit engagé à l’essai, au grand étonnement de tous –étonnement qui ne dure généralement que trois minutes, le temps du premier verre au pot de bienvenue. Mais elle aimait ça, la débrouille, et au bout de deux cycles, on l’avait propulsée au niveau du dessus, avec une petite note de service qui disait : Bonne mémoire, douée pour les papiers. Et griffonné dans la case recommandations par le chef de service: croyante convaincue mais quelque chose de rare- déconnez pas les gars et laissez-la dans un bureau, le plus loin possible des archanges et de leurs conneries. Petit papier qui, en bonne note de service importante, trouva le moyen de s’égarer entre deux dimensions bureaucratiques de passage.
De l’avis de la fraîchement promue, c’était d’ailleurs à partir de ladite promotion que les choses avaient commencé à jouer aux chaises musicales. Finie l’ambiance presque amicale du local 13, direction : bureau 42. Et sans les petits fours. Armée seulement de la dérogation qu’on lui avait transmise, elle y pénétra en tremblant légèrement, s’attendant à tomber dans une salle immense à l’agitation studieuse de tout un tas de gens très importants, et… enfin quelque chose, quoi ! Les portes massives toutes de marbres et d’argent provoquent souvent ce genre de réactions. Les salles de huit mètres carrés contenant uniquement une petite porte au fond et au milieu un petit bureau occupé par un petit bureaucrate ne payant pas de mine que l’on trouve généralement derrière ne sont qu’une preuve de plus qu’on ne peut pas faire confiance aux portes. 
Mais ce qui gêna le plus Agnès ne fut pas tant la porte en elle-même que l’homme qu’elle renfermait. Il lui sembla qu’il n’était pas exactement ce qu’elle voyait, la surface clamant air jeune, ami, libre comme l’air quand un je-ne-sais-quoi en lui pourtant tentait de hurler l’exact opposé. Les yeux baissés, il écrivait quelque chose sur un feuillet jaune. Agnès s’était avancée et, n’obtenant aucune réaction, avait déposé sa dérogation sur le haut d’une des piles du bureau. Sans même lever les yeux, l’autre s’était saisit de la feuille, l’avait parcouru et faisant une grimace, avait balancé le feuillet jaune dans un tiroir, pour en sortir une feuille rose qu'il avait déposée à la place de la dérogation après l’avoir soigneusement remplie et s’était plongé, sourcils froncés, dans la lecture d’un nouveau circulaire qui semblait s’être soudain matérialisé. Agnès avait jeté un coup d’œil à la feuille rose et n’avait pas été tellement surprise de n’y rien comprendre. Elle avait attendu patiemment mais il semblait évident que, pour son vis-à-vis, le sujet était clos.  Après un petit moment d’hésitation, elle avait quand même finit par demander :
"Et maintenant, je suis censée faire quoi ?"
Alors il avait levé les yeux et plongeant doucement son regard dans le sien, lui avait indiqué du pouce la porte derrière lui.
Alors elle s’était senti partir en morceaux, hypnotisée par le gouffre qui s’ouvrait dans les yeux de son vis-à-vis, le cerveau submergé par la gamme complète du sentiment, allant d’émotions qu’elle pensait avoir abandonnées avec son enveloppe charnelle à la panique instinctive du gamin avec une envie pressante qui sait que même s’il arrive à éviter le monstre tapi sous son lit, ce sera pour tomber sur celui planqué dans l’angle du couloir.
Et puis il avait détourné son regard, et elle avait enclenché le mode automatique en essayant d’atteindre la porte avant que ses jambes ne la trahissent.
Et puis, sans se retourner, il avait laissé tomber :
"Tu ne sais pas lire l’orig, hein ?"
Agnès, à nouveau figée, ne parvint même pas à remettre suffisamment d’ordre dans ses pensées pour articuler une réponse mais il avait continué de sa voix douce après un léger soupir:
"Alors tu ne sais pas… bon, il faudra bien que quelqu’un te le dise, non ? Je suis navré, mais c’est Gabriel qui va être ton maître. Vu ce qu’a fait ton prédécesseur, ce ne sera pas difficile de faire mieux mais à ta place, j’éviterais de le contrarier."
Sans doute n’eut-elle pas conscience de ce qui transparaissait dans le timbre de sa voix, ou peut-être ne voulut-elle pas le saisir, toujours est-il qu’après avoir laissé le temps aux frissons qui la parcouraient de se calmer, elle avait ouvert la porte sans plus s’en préoccuper. Et elle l’avait franchie.
 

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04 avril 2007

Si quelqu'un avait trouvé le moyen de rater :

Perdu sur l'Internet ?


Pas de panique, on va vous aider :


vous êtes ici

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  |
  v

vous êtes ici  ---->   *   <---- vous êtes ici

  ^
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  |

vous êtes ici

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01 avril 2007

Camille Desmoulin

Une blague. Juste une mauvaise blague pas drôle. Ca ne peut pas être autre chose.
Appartement vide, sauf les cinq cartons qui sont montés avec moi dans l’ascenseur, la vue n’en finit pas. Grosse boule dans le ventre, qui vient se bloquer dans la gorge : pourquoi est-ce que le mot piège s’allume en rouge dans ma tête ? C’est lumineux, spacieux, bien organisé. J’ai envie de vomir. Ce paysage que je connais si bien … pourquoi ? Pourquoi ici, qu’est-ce qu’il vient y foutre ?! Il n’y a rien ici, plus mort tu creuses, c’est quand même pas moi qui vais le lui apprendre. Me roule en boule sur le carrelage, la tête entre les jambes contre les supers meubles de la super cuisine aménagée que les autres ont laissée. Won't you please, please help me, help me, help me. Ma chambre, nickel, la salle de bain, jolie, la terrasse, orientée, jusqu’à l’isolation phonique que ces cons-là ont faite correcte. Comment je vais sortir ? Et la bande des guignols qui débarquent, aimables comme il se doit, normal, eux ils bossent, et elle, mariée à ce connard, qui sourit comme une forcenée en commençant à ranger le bordel. Y faut pas, faut pas remplir, c’est pas possible, il peut pas rester là. Je me tais, je fais ce qu’on me demande comme un automate, surtout ne me demandez pas, je ne tiendrais pas. J’attends que ça passe, le repas, pouvoir aller dormir, partir de là, au secours.
C’est catastrophique.
Je ne sais pas ce que je vais faire.
Au secours.

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25 mars 2007

artcii

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0111001100101110 

 

Etre humain : n.m, espèce de mammifère descendant du primate.
Se démarque par son habitude constante de se considérer comme supérieur et par ses pulsions incontrôlables.
Aime à se reproduire de façon irréfléchie bien qu’imaginative, à se suicider continuellement en détruisant le monde l’entourant, à ramener l’Univers à des règles mathématiques et les Arts, à une suite d’unité et de néants.
A créé Dieu, et l’Ennui.

Je rêve du jour où seront abattus nos satellites et où nos centrales seront englouties dans un torrent ionisé.

Mode_Barjavel/ ON.
Mais je fais péter sa putain d’arche avec son putain de couple de tourtereaux. 

Quand on récupérera notre monde dans ses cendres, qu’en restera-t-il exactement ?
Un alliage de béton armé et d’acier fondus, parsemé de céramique et incrusté d’or.
Un immense réseau, une coulée de cuivre et de verre, dessinant sur la Terre une fractale à l’équation tortueuse.
Qui pourra croire à la soi-disant intelligence d’un peuple dont les seuls vestiges ne seront qu’une suite éternelle de nombres sans aucun sens, difficilement et archaïquement stockés à la surface d’une planète comme noix creuse laissée à l’abandon ?

Les nombres, tant qu’ils en deviennent absurdes, vides de sens, même pas encore abstraits mais tendants vers un nouveau concept. Aboutissement synapsien d’un nouveau monde, aux règles enfin fixes et indémontables, terriblement logique, et terriblement bon ! Manipulation algébrique, géométrique, trigonométrique, intégrale, Mersienne, basique, racine de deux, deus ex mathematica, se noyer dans une suite, émerger au milieu d’une exponentielle et abattre un flush au poker tueur.
Absolu.
Dieu existe.
Et il est mathématique. 

01001001011011100000000001000111011011110110111101100111
01101100011010010010111000000000011011100110111101101110
00000000011001010010111001110100001011000000000001100101
01110010011001110110111100000000011011100110111101101110
0000000001100101001011100111010000101110

Mais pourquoi est-ce que j’aime ça !?

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23 mars 2007

C8H10N4O2

caf_ine_blue
Toute courbe d’improbabilité doit s’arrêter quelque part.


Les chances sur un million se produisent neuf fois sur dix.

 

 Il y a toujours du temps pour une autre dernière minute.

 

Et si j'arrêtais la caféine ?

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20 mars 2007

Le cerisier qui fleurit en hiver est un imbécile.

Il neige.
Je n’ai rien d’autre à faire que de regarder cette daube blanche dégringoler pendant que l’autre disserte sur ses projections vectorielles.
But what’s the point of this point ?
Je pense au prunier dans le jardin.
Il venait de fleurir.
J’aurais été là pile poil pour les fruits, pour une fois.
Je savais bien que y’avait un piège.
Ce monde se moque des rêves des enfants.
Ça n’existe plus, les enfants.
Je cours dans l’air froid :
T-shirt pieds nus danse avec les chats,
Herbe.
Ça sent le temps.
Je ne suis qu’une feuille de papier amoureuse.
L’a raté son agrég
Va revenir faire la fête avec nous, c’est déjà ça.
Badageda gedageda ya de dou doude ya do

Comment ça s’appelle l’impression d’être à trois mètres de ses pompes

Et que c'est ça être à sa place ?

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19 mars 2007

Stupid users

all_else

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18 mars 2007

To be or not ... To be is the question !

puche5



J'me sens seule
Devant l'journal télévisé
Qui m'parle de morts ou de blessés
J'me sens seule
Devant ce monde imprégné
Par tant de stupidité
Qui a oublié c'qu'était
La solidarité





Mais c'est non
J'refuse d'appartenir
A un monde
Où le pire reste à venir
Mais c'est non
J'refuse d'alimenter
Une bien si triste manière de penser

puche31



J'me sens seule

Face à ces mots qui m'ont fait réver
Qui parlaient tous, tous
De fraternité
Et toi
Tu crois jouir de ta liberté
Et tu ne vois même pas
Que tu es prisonnier
Exprime et fais valoir
Tes libertés de pensée

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14 mars 2007

Prenons l'aigle et la tortue

La tortue dite terrestre - puisqu'il en existe une espèce marine - vit sur terre, comme son nom l'indique. Impossible de vivre plus près de la terre, sans passer dessous. Son horizon ne s'étend guère au-delà de quelques pas. Se vitesse de pointe excède tout juste celle nécessaire pour prendre une laitue en chasse. Pendant que le reste de l'évolution la dépassait, elle a survécu en n'étant dans l'ensemble dangereuse pour personne et consommable qu'au prix de mille peines.

L'aigle, maintenant. Un animal aérien, un animal des cimes, dont l'horizon s'étends jusqu'au bord du monde. Une vue assez perçante pour repérer à un kilomètre le frémissement d'une petite bête couinante. La puissance et la maîtrise incarnées. La mort instantanée sur ailes. Assez de serres et de griffes pour faire son repas de tout ce qui est plu petit et prendre au moins un morceau sur le pouce de tout ce qui est plus gros.

Pourtant l'aigle reste de faction des heures durant sur son pic à surveiller les royaumes du monde jusqu'à ce qu'il surprenne un mouvement au loin. Il accommode alors, fait un point de plus en plus précis sur la petite carapace qui bringuebale là-bas parmi les broussailles du désert. Et s'élance...

Une minute plus tard, la tortue voit le monde s'enfuir sous elle. Un monde qu'elle contemple pour la première fois d'une altitude qui ne se compte plus en centimètres mais en centaines de mètres ; et elle se dit : L'aigle, quand même, ça, c'est un ami.
Et alors l'aigle la laisse tomber.

Et presque toujours la tortue exécute un plongeon mortel. Tout le monde sait pourquoi. La gravité est une habitude dont on a du mal à se débarrasser. En revanche, nul ne sait pourquoi l'aigle agit ainsi. C'est bon à manger, la tortue, mais vu les efforts déployés, on fait un meilleur repas avec à peu près n'importe quoi d'autre. C'est tout bonnement la grande joie des aigles de tourmenter les tortues.

Mais évidemment, ce dont l'aigle ne se doute pas, c'est qu'il participe à une forme très rudimentaire de la sélection naturelle.

Un jour, une tortue va apprendre à voler.

 

© Terry Pratchett

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12 mars 2007

mephisto

Et si un démon venait se glisser dans ton infinie solitude et te murmurait à l’oreille : ta vie, elle m’appartient. Et souviens-toi: tu n’en as qu’une, tu n’en auras jamais qu’une. Quand tu auras fini de graver le vinyle de ton existence, tu ne pourras plus que le réécouter en boucle, revivre encore et encore tes chagrins, tes peines, tes erreurs, ton minable semblant de reptation. Tout cela tu le revivras quelques milliers de fois, écoutant le son de ta vie se dégrader un peu plus à chaque passage du diamant sur sa peau jusqu’à se muer en espèce de bruit parasite, qui s’en ira rejoindre le bruit blanc de l’Univers, là-bas, au-delà des grands Bang et Crush, les deux seuls Dieux que ton espèce devrait idolâtrer mais qu’elle n’a même jamais réussit à envisager tant son esprit fini s’effarouche dès qu’il quitte le domaine de son microcosme.
Si ce démon venait te voir et te disait que tu allais revivre à l’infini tout ceci, qu’est-ce que tu ferais ? Sur quoi reviendrais-tu ?
Un bouton pour l’image et un pour le son.
Méfie-toi, tu y perdras ton âme, mon ami.
Mais tu t’en tapes.
Plus personne n’en a quoi que ce soit à carrer de tout ça.
Mais avant de signer avec Méphistophélès, laisse-moi te prévenir, mon frère : ce ne qu’un leurre, tu ne peux influer sur le passé qu’en prévoyant l’avenir qui est en train de devenir ton présent. Le reste n’existe pas, n’existe que parce que tu le veux bien.
Méfie-toi, tu y perdras ton âme, mon ami.

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technologic

Buy it, use it, break it, fix it, trash it, change it, melt-upgrade it, charge it, pawn it, zoom it, press it,snap it, work it, quick - erase it, write it, get it, paste it, save it, load it, check it, quick-rewrite it,plug it, play it, burn it, rip it,drag and drop it, zip-unzip it, lock it, fill it, curl it, find it,view it, curl ii, jam-unlock it, surf it, scroll it, pose it, click it, cross it, crack it, twitch-update it, name it, read it, tune it, print it, scan it, send it, fax-rename it, touch it, bring it, obey it, watch it, turn it, leave it, stop - format it.

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04 mars 2007

Derive [-r-v , +l+r] sur et avec Bueno (2/3)

Hier, nous avons vu le stalinisme latent du village des Schtroumpfs, ces adorables petits personnages bleus. 
Mais ces petits salopiauds cachent bien leur jeu.
Voyons aujourd'hui:

DEUXIEME PARTIE: LE VILLAGE DES SCHTROUMPFS, L'ALLEMAGNE NAZIE

L’essence du national-socialisme réside dans son racisme. Or la toute première aventure des Schtroumpfs confronte les petits êtres bleus à une menace d’ordre racial. La mouche bzz est à l’origine d’une maladie qui transforme les gentils Schtroumpfs bleus en horribles Schtroumpfs noirs qui se mettent à attaquer les gentils Schtroumpfs bleus, répandant ainsi l’infection. La coloration noire du derme est la marque d’une dégénérescence dangereuse. De plus, les « noirs » ont perdu toute forme d’intelligence, ils se déplacent en faisant des bonds et en hurlant « GNAP ! GNAP ! », et en essayant de mordre les autres, métaphore grossière des Africains vus par les colonisateurs blancs au XIXe siècle, et du cannibalisme. Il est remarquable que, chronologiquement, le tout premier danger contre lequel les Schtroumpfs aient à se prémunir soit une dégénérescence raciale présentée comme une maladie contagieuse. La pureté du sang est vitale.

Ce qui est noir est dangereux, ce qui est brun est laid, ce qui est blond est beau.
Bienvenue à la Schtroumpfette.
Gargamel la fit brune, elle ne suscita que de l’indifférence et de l’agacement.
Le petit père la faite blonde, tous les Schtroumpfs en tombent immédiatement amoureux.
Ca ne rappelle rien, ni personne.

Si le village des Schtroumpfs a quelque chose de l’Allemagne nazie, alors le syllogisme suivant devrait pouvoir se vérifier :
Majeure : la propagande national-socialiste présente le juif comme le pire ennemi du peuple allemand.
Mineure : Peyo présente Gargamel comme le pire ennemi des Schtroumpfs.
Conclusion : Gargamel est juif.
Or : Gargamel est laid. Il a un nez crochu et le cheveu rare. Il est vouté. Il est sale. Eh oui, Gargamel a tout du « juif » tel que le représentent les caricatures sous Staline.
De plus, d’Azraël à Israël, il n’y a pas loin.

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03 mars 2007

Derive [-r-v , +l+r] sur et avec Bueno (1/3)

C'est pas neuf, mais c'est toujours traumatisant quand on le découvre. Merci Bueno.

PREMIERE PARTIE : LE VILLAGE DES SCHTROUMPFS, L'URSS DE STALINE


Tout d'abord, la ressemblance physique entre le Grand Schtroumpf, Marx et Staline est frappante. Et le doute n’est plus permis lorsqu’on se souvient que le Grand Schtroumpf porte un costume rouge. Pourquoi n’est-il pas vêtu comme les autres, pourquoi l’avoir différencié à ce point, et pourquoi le choix d’une telle couleur ? Est-ce une fois de plus parce que Mme Peyo trouvait la couleur jolie ?
Trêve de naïveté, le Grand Schtroumpf a été conçu sur le modèle de Marx ou de Staline. Le grand Schtroumf est, comme le fut Staline, en position de pouvoir vis-à-vis des Schtroumpfs, le petit père des Schtroumpfs.
L’étude du Schtroumpf à lunette confirme cette hypothèse : il parait avoir un lien de parenté évident avec Léon Trotski, le plus grand rival et pire ennemi du dictateur russe. Les binocles ronds que porte le Schtroumpf à lunettes évoquent sans hésiter l’organisateur de l’armée Rouge et tout comme lui, le Schtroumpf à lunettes emploie son temps à critiquer ce que font ses congénères, qui ne se comportent pas comme ils devraient, tout en citant en permanence les preceptes du maître.

Et en parlant de ressemblance, regardez : cette petit bouille ronde, les mains à quatre doigts, la culotte, les grands yeux… rallongez lui la queue et élargissez les oreilles et vous obtenez … Mickey Mouse ! Les capitalistes ont Mickey Mouse pour transmettre leurs valeurs, les Schtroumpfs deviennent Mouse européen, porteur de son contre-modèle.

Si le village des Schtroumpfs est bien une représentation symbolique de l’URSS stalinienne alors le syllogisme suivant devrait pouvoir se vérifier :
Majeure : la propagande socialiste présente le capitalisme comme le pire ennemi de l’URSS.
Mineure : Peyo présente Gargamel comme étant le pire ennemi des Schtroumpfs.
Conclusion : Gargamel et capitalisme ne font qu’un. Gargamel et son chat Azraël incarneraient le capitalisme.

Or : la première motivation de Gargamel pour trouver les Schtroumpf était de pouvoir transformer les métaux en or. De plus, il se sert du Schtroumpf minier pour extraire des diamants de la mine que ce dernier à découverte.

Un coup d'oeil sur la collectivisation du travail chez les Schtroumpfs: les travaux du barrage se font par tous les schtroumpfs réunis, les récoltes sont amassées dans un genier commun, le Schtroumpf cuisinier y pioche pour faire une marmite générale que tous partagent au refectoire, quand la cloche sonne. De plus, on y trouve aucune monnaie.  Quand les Schtroumpfs essayent d'introduire un système monnaitaire dans le village, ils crééent aussitôt la pauvreté et une foule de conflits qui vient anéantir leur belle vie. Le grand Schtroumpf met bon ordre à tout cela, et le village revient dans le calme d'un partage à une aune inconnue. Outre cette attaque au capitalisme, on trouve aussi une dénonciation de son illogisme quand le Schtroumpf bricoleur met au point une machine qui transforme les noisettes en or. Le grand Schtroumpf lui demande ce qu'il va faire avec sa piece d'or. Réponse: acheter un plus gros sac de noisettes ...

Remarquons aussi que le village, unité de production soviétique kolkhoze ou sovkhoze peut aussi être considéré comme un goulag : dans « un schtroumpf pas comme les autre » (pas comme les autres !!!) un Schtroumpf veut quitter le village et voyager dans le monde. Tout est fait pour l’en dissuader, avec succès. Non seulement le village des Schtroumpfs est un lieu où l’on travaille beaucoup, mais c’est aussi un lieu d’où on ne sort pas, un lieu auquel on ne peut s’échapper. Pire encore, le Schtroumpf Cosmonaute est trompé par ses camarades, qui lui reconstituent dans un volcan éteint une communauté Schtroumpf où ils feront tout pour le convaincre de rentrer chez lui. Mais ils ne l'aident pas dans le developpement de la science qui lui aurait permis de partir vraiment .
D’un bout à l’autre de la série, les Schtroumpfs sont cent.
Nul Schtroumpf ne parvient à s’évader.

Par ailleurs, la société des Schtroumpfs est laïque, matérialiste même. Il n’est jamais question de Dieu ou d’un quelconque invertébré suprême. La magie elle-même est une technique, une physique particulière : les potions, onguents, … sont obtenus à partir de mélanges dosés d’éléments matériels. Pas d’incantation surnaturelle, pas de magie, juste des recettes.

L’arrivée de la Schtroumpfette au village des Schtroumpf est la cause de nombreux désaccords entre les Schtroumpfs. La femme amène la dissension au sein du petit village, les Schtroumpfs se battent pour la posséder. Or, n’oublions pas que c’est Gargamel qui à créée la Schtroumpfette, et qui l’a envoyée chez les Schtroumpfs : le capitalisme corrompu tente d’entrainer le monde dans la luxure et amène l’anarchie.

Il est aussi intéressant de s’intéresser à qui sont les vilains petits canards du village.
Nous avons le Schtroumpf à lunettes, déjà évoqué, qui peut aussi être considéré comme un archétype de l’intellectuel, auprès duquel les rapports des dictocraties sont toujours contradictoires : certes, il peut servir le régime, mais il est toujours potentiellement dangereux et doit donc être rabaissé, brimé ….
Nous avons avec lui, dans le domaine culturel, le Schtroumpf musicien : incapable de jouer correctement ne serait-ce que du triangle, ne sachant même pas siffler juste.

Nous avons le Schtroumpf paresseux, qui porte bien son nom, et le Schtroumpf grognon, de même. Les deux refusent de travailler en sifflotant, refusent de rentrer dans le rang et d’être heureux avec le système qui est en place. Deux contestataires. Le premier, la paresse, pire ennemi du travail ; le deuxième refus systématiquement de tout, en bloc, dans une attitude stérile.
Nous  avons le Schtroumpf coquet : archétype de l’homosexuel.


Près de trente bandes dessinées de Peyo mettent en scène ces petits personnages bleus, et on ne comptera pas les Spirous.
Soyez prudents avec vos enfants.

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02 mars 2007

Live and watch

Voici Dieu. On l'a retrouvé. Si si. Souvenez-vous. 
Dieu


Et vous, z'êtes là :
Moi


Déjà, on est pas aidés par la taille, j'avoue.



Mais surtout,
ça signifie que la vie ressemble, de près ou de loin, à ceci :

dke


Comme je l'expliquais pas plus tard qu'il y a pas très longtemps, ta vie et ton bonheur sont une question d'échelle.
Sauf que Nintendo Life (R) a considerablement élevé le niveau de difficulté du jeu.

Je m'explique:

En haut, nous avons Dieu (avec un D, comme Donkey [mais c'est un hasard] ) qui s'entête à nous balancer des tonneaux sur la gueule. On a jamais bien compris pourquoi, on a jamais su comment il était arrivé en haut, ni comment il avait constitué son stock, mais c'est comme ça, il y est (et il y reste). Il nous surveille Pitch (enfin, on suppose), plutot jalousement d'ailleurs (l'a du voir son consin le King)

Vous, charpentier-plombier d'une existence nivelée, vous galerez en bas, prenant des coups de poutrelles métallique, récuperant des solutions qui ne servent à rien, arrivant au mauvais moment, tentant desesperemment d'éviter toutes les merdes qui tombent du ciel et qui vous traquent de plus en plus vite.

Tout joueur de ces petits machins, une fois les piles insérées dans le bon sens, ne considère son niveau que par rapport à l'echelle jusqu'à laquelle il a réussi à arriver.  Toute nouvelle echelle passée est un signe incontestable d'une chance incommensurable. Même s'il reste encore une infinité de pentes inclinées pleines d'emmerdes.

Pourquoi on court pour aller au niveau du dessus ?  C'est le même. Et puis, on commencait à s'y faire, à son petit étage.
Quand on se casse la gueule, on revient tout en bas.
Au bout d'un moment, on finit tous par éteindre le jeu.

Et sinon ? Oh, bah :
Les carottes sont divines, mais les bananes sont libres.
Comprenez, une carotte, c'est orange.
Or, la terre est bleue comme une orange, donc les carottes sont forcément plus bleues que la Terre, et par conséquent supérieures.
Une carotte est donc supérieure à la Terre; vu sa taille, c'est ainsi un concentré hallucinant de puissance et de perfection.
Une telle densité de magnificence ne se retrouve que chez les dieux (et moi), et, comme je ne suis pas une carotte, les carottes sont des dieux.
Mais, on peut dire pareil pour une banane.... Non, car la banane est JAUNE,  donc pas comme la Terre.
CQFD

Demain, nous verrons pourquoi une pastèque vaut mieux que deux tu l'auras.

Pour recevoir notre lettre quotidienne d'information sur la vérité quantique de mon aquarium, veuillez faire un tour par ici

 

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01 mars 2007

Unrecognizable command. Try again.

Au commencement, il y avait l'ordinateur. Puis Dieu dit :

C:\>QUE LA LUMIERE SOIT!
Enter user id.
C:\>DIEU
Enter password.
C:\>TOUT PUISSANT
Password incorrect. 
Try again. 
C:\>TOUTPUISSANT
Password incorrect.  Try again.
C:\>TECHNOCRATE
dieu logged on 12:01:00, Sunday, 01 Mar.
C:\>QUE LA LUMIERE SOIT!
Unrecognizable command.  Try again.
C:\>CREATE LUMIERE
Done
C:\>RUN CIEL_ET_TERRE

Et la lumière fut. Et Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. Et Dieu appela la lumière "jour" et il appela les ténèbres "nuit". Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un jour.
Et Dieu vit qu'il y avait eu 0 erreurs.
Et Dieu s'est déconnecté à 12:02:00, Dimanche, 01 Mars.

Et Dieu s'est connecté à 12:01:00, Lundi, 02 Mars.

C:\>QUE LE CIEL SEPARE LES EAUX DES EAUX
Unrecognizable command.  Try again.

C:\>CREATE FIRMAMENT
Done. 
C:\>RUN FIRMAMENT 

Et Dieu sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus. Il en fut ainsi. Dieu appela l'étendue ciel. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un deuxième jour.
Et Dieu vit qu'il y avait eu 0 erreurs.
Et Dieu s'est déconnecté à 12:02:00, Lundi, 02 Mars.

Et Dieu s'est connecté à 12:01:00, Mardi, 03 Mars.

C:\>QUE LES EAUX QUI SONT AU DESSOUS DU CIEL S'AMASSENT EN UN SEUL ENDROIT ET QUE LA PARTIE SECHE APPARAISSE.
Too many characters in specification string. Try again. 
C:\>CREATE PARTIE_SECHE
Done. 
C:\>RUN PARTIE_SECHE 

Et Dieu appela "terre" la partie sèche, et il appela "mers" la masse des eaux. Puis la terre se couvrit de verdure, d'herbe porteuse de semence, d'arbres fruitiers donnant sur la terre des fruits selon leur espèce et ayant en eux leur semence. Il en fut ainsi. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le troisième jour.
Et Dieu vit qu'il y avait eu 0 erreur.
Et Dieu s'est déconnecté à 12:02:00, Mardi, 03 Mars.

Et Dieu s'est connecté à 12:01:00, Mercredi, 04 Mars.

C:\>QU'IL Y AIT DES ASTRES DANS LE CIEL POUR SEPARER LE JOUR ET LA NUIT. QUE CES ASTRES MARQUENT LES TEMPS, LES JOURS, LES ANNEES ET QU'ILS ECLAIRENT LA TERRE.
Unspecified type. Try again. 
C:\>CREATE SOLEIL_LUNE_ETOILES
Done 
C:\>RUN SOLEIL_LUNE_ETOILES 

Et Dieu fit les deux grands astres, le grand pour dominer sur le jour, et le petit pour dominer sur la nuit; il fit aussi les étoiles qu'il plaça dans l'étendue céleste, pour éclairer la terre..
Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le quatrième jour.

Et Dieu vit qu'il y avait eu 0 erreurs.
Et Dieu s'est déconnecté à 12:02:00, Mercredi, 04 Mars.

Et Dieu s'est connecté à 12:01:00, Jeudi, 05 Mars
.

C:\>QUE LES EAUX PRODUISENT LES POISSONS ET QUE LES OISEAUX VOLENT SUR LA TERRE ET DANS LE CIEL
Too many characters in specification string. Try again. 
C:\>CREATE POISSONS_OISEAUX
Done

C:\>RUN POISSONS_OISEAUX 

Et Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux se multiplient sur la terre.
Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.

Et Dieu vit qu'il y avait eu 0 erreurs.
Et Dieu s'est déconnecté à 12:02:00, Jeudi, 05 Mars.

Et Dieu s'est connecté à 12:01:00, Vendredi, 06 Mars.

C:\>CREATE BETAIL_REPTILES_AUTRES_ANIMAUX_TERRESTRES
Done 
C:\>MAINTENANT FAISONS L'HOMME A NOTRE IMAGE
Unspecified type. Try again.

C:\>CREATE HOMME
Done

C:\>SOYEZ FECONDS, MULTIPLIEZ; REMPLISSEZ LA TERRE, DOMINEZ SUR LES POISSONS, LES OISEAUX ET SUR TOUT ANIMAL QUI SE MEUT SUR TERRE
Too many command operands. Try again. 
C:\>RUN MULTIPLICATION
Execution terminated. 6 errors. 
C:\>APPORTE SOUFFLE-DE-VIE
Done 
C:\>RUN MULTIPLICATION
Execution terminated. 5 errors.

C:\>MOVE HOMME TO JARDIN-D-EDEN
File jardin-d-eden does not exist.
C:\>CREATE JARDIN.EDN
Done

C:\>MOVE HOMME TO JARDIN.EDN
Done

C:\>RUN MULTIPLICATION
Execution terminated. 4 errors. 
C:\>COPY FEMME FROM HOMME
Done 
C:\>RUN MULTIPLICATION
Execution terminated. 3 errors. 
C:\>CREATE DESIR
Done

C:\>RUN MULTIPLICATION 

Et Dieu vit l'homme et la femme dans le Jardin d'Eden prêts à croître et se multiplier.
Il y eut un soir et il y eut un matin : on approchait la fin du sixième jour...

Warning: No time limit on this run. 1 errors. 

C:\>CREATE AUTODETERMINATION
Done 
C:\>RUN AUTODETERMINATION
Warning: No time limit on this run. 1 errors. 
C:\>UNDO DESIR
Desir cannot be undone once autodetermination is created. 
C:\>ERASE AUTODETERMINATION
Autodetermination is an inaccessible file and cannot be erased. 
Enter replacement, cancel, or ask for help. 

C:\>Help
Desir cannot be undone once autodetermination is created. 
Autodetermination is an inaccessible file and cannot be erased. 
Enter replacement, cancel, or ask for help. 

C:\>CREATE ARBRE-DE-LA-CONNAISSANCE 

Et Dieu vit l'homme et la femme dans le Jardin d'Eden prêts à croître et se multiplier. Le sixième jour n'était toujours pas terminé.

Warning: No time limit on this run. 1 errors. 

C:\>CREATE BIEN_MAL
Done 
C:\>ACTIVATE MAL

Et Dieu vit qu'il avait créé la honte et le remords.

Warning system error in sector E95. 
Man and woman not in Jardin.edn. 

1 errors. 
C:\>SCAN JARDIN.EDN FOR HOMME, FEMME
Search failed. 
C:\>DELETE HONTE
Honte cannot be deleted once mal has been activated. 
C:\>ERASE AUTODETERMINATION
Autodetermination is an inaccessible file and cannot be erased. 
Enter replacement, cancel, or ask for help. 

C:\>STOP
Unrecognizable command.
Try again 
C:\>BREAK
C:\>BREAK
C:\>BREAK
***ATTENTION A TOUS LES UTILISATEURS CONNECTES *** 
***ATTENTION A TOUS LES UTILISATEURS CONNECTES *** 
ARRET DE L'ORDINATEUR POUR ENTRETIEN ET MAINTENANCE DANS CINQ MINUTES.
VEUILLEZ VOUS DECONNECTER. 
C:\>Create NOUVEAU_MONDE
You have exceeded your allocated file space. You must destroy old files  before new ones can be created. 
C:\>DESTROY TERRE
Destroy terre: Please confirm. 
C:\>Destroy terre confirmed
***ORDINATEUR ARRETE *** ORDINATEUR ARRETE. *** 
REPRISE DES SERVICES, DIMANCHE 8 MARS 06:00:00. VOUS DEVEZ QUITTER MAINTENANT. 

Et Dieu s'est déconnecté à 11:59:59, Vendredi, 06 Mars.

 

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28 février 2007

Quand mon chat dort, il a de brusques contractions musculaires. Il pioune. Le pauvre.

Les écrans de contrôle se sont éteints, Big Brother à rendu son tablier, parti se soûler sur une plage de la Havane, et il pleut sur cette ville inepte.

Guitare désaccordée.

Trois fleurs sur le bas-côté, qui m’entraînent dans leur danse tandis que les Beatles bercent ce qui restera de moi.

Mettez les informations au conditionnel, les élections arrivent et on va pouvoir aller jouer au foot chez les irlandais.

Comment tu fais ?

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26 février 2007

Tu m'apprendras, dis ?

Tu es là, devant moi, le regard baissé, attendant que je te dise je ne sais quoi.
Pourquoi te ferais-je la fleur de parler en premier ?
La trahison ne s'excuse pas toujours. Pas quand elle fait si mal, pas quand elle devient cette brulure indécente qui ronge ton âme. Tu m'as appris à faire confiance, à mes dépends. Mais j'avais fini par te l'accorder, j'avais réussi à faire taire cette bête ignoble qui me murmure à chaque instant de me méfier de tout et de tous.
Maintenant, tu vas devoir m'apprendre le pardon. Parce que je ne sais pas, je ne peux que te regarder, fixe devant moi, ayant la décence de paraître abattue.
Le silence qui nous entoure à déjà fait fuir les proches, et je crois bien que j'espère te faire fuir ainsi toi aussi. Il t'accable sans doute bien plus que je ne saurais le faire, même avec tout l'art que j'ai de faire mal aux gens, de les blesser simplement en leur parlant. Surtout, ne pleure pas, je t'en supplie, je ne pourrais le supporter. Je suis sans doute le seul à avoir le droit de pleurer maintenant. Tu t'es déshonorée toute seule, comme une grande, tu n'as eu besoin de l'aide de personne, pour une fois. Bravo. Tu as réussi à me détruire plus encore que ne l'avait fait ma vie durant toutes ces années. Evidemment, quand tu sors quelqu'un de la faille où il était, sa rechute ne peut être que plus douloureuse encore. Y as-tu pensé ? As-tu pensé à quoi que ce soit, d'ailleurs ?
Au nom du ciel, ai au moins le courage de dire quelque chose, n'importe quoi, je m'en fous, le problème n'est pas là, mais dis quelque chose. Te rends-tu compte de combien il est lâche de se présenter ainsi, sans un mot, laissant aux autres le soin de décider de la sentence ?
Lâche, et cruel aussi. Tu me laisses seul, à devoir te condamner ou te gracier, seul avec ma conscience, sans faire mine d'arguer au moins pour ta défense.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise?
Va-t-en. Pas difficile : froncer un peu plus les sourcils, serrer un peu plus les maxillaires et juste lâcher un "non. va-t-en." Et tu partiras, j'en suis certain. Tu vas partir, l'air désespérément triste et abattue, sans un regard. Après avoir dit, dans un souffle "d'accord" tu vas tourner les talons et t'en aller. Et tu attendras que, fou de douleur et rongé par les remords, je te rappelle.
Serrer un peu plus les maxillaires, me lever, te forcer à relever la tête et t'embrasser au coin des lèvres. Ensuite, je remettrais une mèche derrière ton oreille dans laquelle je murmurerais "d'accord". Et on recommencera. Je t'aime mais je te hais de te voir ainsi devant moi, à quêter une absolution que je ne peux te refuser mais qu'accorder ne ferait que reprogrammer.
Tu m'as appris à faire confiance. Apprend-moi à pardonner, s'il-te-plait.
Et après, tu m'apprendras à trahir.

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25 février 2007

ook

Ook : Oh, je vous demande pardon, je ne m’étais pas aperçu qu’il y avait un mâle dominant dans ce groupe.
Ook : Je vais m’asseoir bien tranquillement ici, d’accord ?
Ook : Vous n’êtes pas dans votre arbre. C’est le mien.
Ook : Oui.
Ook : Non.
Ook : Banane.
Ook : Pour vous, c’est peut-être une biomasse vitale qui oxygène la planète, mais moi, c’est là que j’habite.
Ook : Vous n’auriez pas vu tout à l’heure une forêt tropicale dans le coin ?

Eeek : Et merde !

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24 février 2007

filtratus erratum

Debout.
3h30.
Aucune idée de quoi faire, mais besoin de dormir. C’est tout, juste fermer les yeux et avoir enfin le droit de partir. Pourquoi ça se refuse, pourquoi ça recule alors que je ne demande rien d’autre. Pour une fois, une fois seulement.

Tu t’es déjà tourné et retourné un bon millier de fois, tu as déjà fais et refais la liste de tout ce que tu as fais et aura à faire, tu a déjà créé des milliers d’univers plus attirants les uns que les autres (et surtout plus attirants que celui dans lequel tu erres) et il ne reste plus qu’une seule solution : arrêter de faire semblant. Alors tu te lèves, parce que c’est encore le moins con à faire.

Descente à la cuisine, shootage de chat (mais qu’est-ce qu’elle a, cette huitième marche ?), carrelage froid, lumière agressive, plus de lait (y’en a qui vont râler demain) et plus de bière. Plus grave. Plus de café.

Tu chopes le paquet, tu tombes le nez dedans et inspires profondément (trop bon !)

Le filtre, plier les bouts, mouiller le bordel, le remettre dans le bidule alors que ça colle (bah oui, puisque tu l’as mouillé, sont cons ces mecs). Rincer la cafetière. Encore. Gratter le fond qui avait pris. Remplir à huit alors que ca ne fera que trois mugs, mais sinon, après ça déborde. Remettre la cafetière et appuyer sur le bouton.

Ecoute la diode grésiller alors que tu es retombé dans le paquet de café (putain, mais qu’est-ce que ça sent bon !)

Et merde. Retirer la cafetière, verser l’eau dans le bidule, replacer la cafetière et relancer le bordel. Essuyer les lunettes parce que ça a fait de la vapeur : le bidule était chaud.

Ecoute le truc bloublouter.
Il n’y a rien d’autre dans tout l’Univers qui fait le même bruit que le café qui passe.

Repose ce putain de paquet de café !

Et puis, voilà, tu as ta tasse de café trop chaud dans ta cuisine trop froide un matin trop tôt. Tu rallumes l’ordi parce qu’il ya bien que lui qui est toujours prêt. Tu te dis : tiens, j’vais pleurer un peu sur mon sort et écrire combien la vie me hait. Alors tu poses ta tasse sur le bureau et tu te mets à écrire tes quinze dernières minutes. Tu cherches tes mots, tu retapes, tu corrige, tu retapes, tu sauvegardes ça bien précieusement dans un coin.

Et quand tu as fini tout ça, bah, tu te souviens de ton café, que tu as abandonné lâchement y’a vingt minutes.
Il est froid.
Il est quatre heures du matin.
J’ai un mug plein de café froid.
Et j’ai pas sommeil.

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15 février 2007

Amen

Ils s’étaient baptisés les Munrungues. Cela signifiait le Peuple, ou les Vrais Hommes.
C’est un titre dont tout le monde se gratifie, au départ. Et puis, un jour, une tribu en rencontre une autre et lui donne un nom : l’Autre Peuple, par exemple, ou, si la journée ne s’est pas bien passée, les Ennemis. Si seulement ils pouvaient avoir l’idée d’inventer un autre nom comme D’Autres Vrais Hommes, ils éviteraient bien des problèmes par la suite.
Non que les Murungues soient en aucune façon primitifs. Forficule répétait toujours qu’ils possédaient un riche héritage culturel autochtone. Des histoires, il voulait dire.
Forficule connaissait toutes les vieilles légendes et un grand nombre de nouvelles, et ils les leur contait, tandis que la tribu entière l’écoutait, captivée, et que les feux de camp croulaient en cendres dans la nuit.
Parfois, il semblait que même les poils imposants qui s’élevaient le long de la Palissade autour du village l’écoutaient. Ils semblaient venir plus près.
La plus vieille histoire était la plus courte. Il ne la racontait pas souvent, mais toute la tribu la connaissait par cœur. C’était une histoire narrée en bien des langues à travers le Tapis.

-Au Commencement, racontait Forficule, n’existait qu’une étendue plate à perte de vue. Alors vint le Tapis, qui couvrit les platitudes. Il était jeune en ce temps-là. Aucune poussière n’encrassait ses poils, qui étaient minces et droits, et non tordus et sales comme ils le sont de nos jours. Et le Tapis était désert.
»Alors vint la poussière, qui plut sur le Tapis, flottant entre les poils, s’enracinant dans les ombres des profondeurs. Il en vint davantage, neigeant avec lenteur, en silence, entre les poils qui attendaient, jusqu’à ce qu’une grande couche de poussière règne sur tout le Tapis.
»De la poussière, le Tapis nous a tous tissés. D’abord vinrent les petites créatures qui élisent domicile dans les combes et dans les hauteurs des poils. Puis vinrent les sorathes, les taraudeurs de trame, les trumpes, les chèvres, les pipe-gromes et les snargues.
»Désormais, la vie et le bruit régnaient de par le Tapis. Et la mort et le silence, aussi. Mais sur le métier de la vie, il manquait un fil à la trame.
»Bien que regorgeant de vie, le Tapis n’en était pas conscient. Il était mais ne pensait point. Il ignorait même sa nature.
»Et c’est ainsi que nous fûmes produits par la poussière, nous, le Peuple du Tapis. Nous avons donné au Tapis son Nom, et nous avons nommé les créatures vivantes, et le motif s’est achevé. Nous étions les premiers à donner un nom au Tapis. Désormais, il était conscient de sa propre existence.
» Le grand Découdre, qui hait tout ce qui vit sur le Tapis, peut bien nous fouler aux pieds, les ombres nous envelopper, une grande vérité demeure : nous sommes l’âme du Tapis, nés de sa sourde envie de tisser.
» Bon, ça reste une simple métaphore, bien entendu, mais personnellement, ça m’épate toujours. Pas vous ?


© Terry Pratchett

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13 février 2007

grand mère

Samedi.
Il pleut.
Sur le cimetière, la pluie semble tomber avec plus de respect que sur nos voitures garées sur le parking. Mais à peine.
C’est mon oncle qui s’en va, et elles sont cinq. Espèces de charognes. Elles sont arrivées séparément; elles pensaient peut-être passer inaperçues, mais je sais. Le père finit son sermon, l’air malheureux. Ils étaient amis, mon oncle et lui. Combien de personnes qu’il connaissait a-t-il déjà été obligé d’enterrer ?
Nous sommes là, tous ses proches, recueillis et attristés, et les voila toutes les cinq, avec leur air inspiré… ça me dégoute tiens. J’ai envie de hurler, de les chasser d’ici, qu’elles aillent se repaître ailleurs. Mais il faut bien attendre la fin de la cérémonie : même mon oncle n’aurait pas apprécié qu’on interrompe son enterrement pour injurier cinq pauvres petites vieilles n’ayant apparemment pour seul tort que le fait de se recueillir sur un parfait inconnu.
Mais moi, je sais.
Elles se nourrissent de nos larmes et de nos peines, elles viennent boire à la source de nos tristesses, elles viennent savourer nos chagrins qu’elles se repassent encore et encore, en boucle, les jours où elles n’en trouvent plus. Elles sont partout, veuves noires, qui pompent nos vies jusqu’à ce que nous les rejoignions, elles sont partout, vipères insidieuses, à chaque coin de rue, à chaque carrefour…
Elles usent la trame de notre réalité, à tant y tirer de substance et à tant y fondre leur poison.
Les voir nous côtoyer me hérisse : qui sait ce qu’elles sont encore en train de mettre en place. Payent le pain en pièces de dix centimes, et juste du pain, pas un sourire, hein. Monopolisent les places de bus, de métro, s’engouffrent dans les portes qu’on n’a pas tenues ouvertes et envahissent les caisses à six heures vingt, lenteur et marmonnage de mise. En continuant de payer avec leurs pièces de dix centimes. Ou les billets de cinquante qu’il faut vérifier trois fois. Mais surtout, surtout, ce fléau s’abat systématiquement sur nos morts et nos deuils, pleureuses de malheurs qui jamais ne disparaissent et qui refleurissent nos tombes.
Eternelles en leurs tabliers fleuris, qui sait d’où elles viennent et si elles repartent jamais, en remmenant leur cabot.

Clopin (clopin), Clopant (clopant)
Un pied devant l’autre
Clopin (clopin), Clopant (clopant)
Et c’est les autres qu’ont les pieds devant.

 

 Karpatt

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11 février 2007

Comme une évidence…

Me sens pas vraiment bien.
Allez savoir pourquoi…
Peut-être que ce monde ne convient pas à certains d’entre nous.
Qui sait, peut-être qu’il ne convient en fait à aucun d’entre nous, mais que la majorité préfère détruire ce qui les rend eux même pour se glisser dans ce putain de carcan qui s’impose à nous, comme une évidence.
Plus simple.
Toujours plus simple de se la fermer et d’essayer de s’adapter, plutôt que de prendre conscience que c’est tout le reste qu’il faudrait changer, et non nous-mêmes.
L’évidence m’entoure et me cerne sans relâche, car après tout c’est son rôle, c’est son rôle de se tenir prête à venir combler le moindre défaut de sa réalité, venir pallier à toutes les déficiences de mes certitudes. Surtout, s’isoler de la peur, la fuir, elle si dérangeante. Mais pourquoi en a-t-on peur ? Paradoxe intéressant, mais l’humain ne s’y intéresse pas. La peur, c’est mal, il faut trouver un moyen d’éviter cela.
Pourquoi personne ne comprend que c’est la seule chose qui rend tout ce bordel un tant soit peu intéressant, puisque c’est la seule chose que nous savons ne pas entièrement maitriser, et c’est le seul moteur qu’il nous reste.
 Attraction finale : viens découvrir avec nous ce qui reste de tout quand tu es sortie de vous et de vos livres d’images sacrés consacrées aux idéaux subtilement changeants.
Bien arrangeante pour tout le monde, la vérité. L’est variable, voire élastique.
Tout dépend du référentiel.

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Ego Sum (H de la Giraudière)

Je…
Je suis…
Je suis un…
Je suis un dieu.

Bon d'accord, présenté ainsi, ça à l'air agréable; malheureusement, le problème dans ma formulation, c'est la présence du " un ", car un parmi d'autres, et avec le père que j'ai, ce n'est pas vraiment le Paradis.

Sans vouloir donner l'impression de me plaindre, j'avoue que Père (Dieu le Père) ne fait rien pour arranger les choses. Je me demande même pourquoi il a des enfants, vu la façon dont il s'en occupe. C'est simple, il consacre tout son temps - et franchement ce n'est pas ça qui lui manque - aux créatures d'une expérience ratée sur une planète sans intérêt dans une galaxie perdue. Il prétend qu'il les a créées à son image ! En dépit de leurs nombreux défauts, il semble satisfait du résultat. Moi, je ne comprends pas pourquoi. D'abord, ça me vexerait qu'on me dise que mon image ressemble à ça et ensuite, j'aimerais bien qu'il ait autant d'attention pour nous, mes frères et moi. C'est vrai, de quoi avons-nous l'air ? Il nous ignore. Et, quand nous nous plaignons, nous n'obtenons pour toute réponse, qu'un laconique : " attendez d'être majeurs, et on verra".

Très bien, et que fait-on en attendant ? Parce que chez nous la majorité est fixée à un quart d'éternité, et l'éternité, c'est long du début jusqu'à la fin !

Mes frangins, les jumeaux Saint et Esprit, souvent confondus et toujours associés, n'en souffrent pas trop. Ils savent qu'ils peuvent compter l'un sur l'autre. Et puis Père les autorise de temps en temps à baguenauder sur sa planète. Et moi alors ? Je fais tapisserie ?! De plus, ils ne sont pas très doués et leurs efforts se traduisent au mieux par quelques apparitions fantomatiques, des rêves mystiques et parfois l'offrande de la glossolalie. En réalité, ils font plus dans le spectaculaire inefficace que dans le concret. Quoiqu'il en soit, c'est drôle cinq nanoéternités, pas plus. S'il voulait bien me laisser faire, je pourrais apporter des modifications à sa planète chérie. L'améliorer quoi. Moi, tout ce que je demande c'est que Père accepte de me confier une mission ; après tout, l'espace ne manque pas pour un jeune dieu ambitieux, et puis l'omniscience, cela s'acquiert sur le terrain C'est la vérité, je suis prêt à aller sur cet astre d'arriérés.

Son nom, la " Terre ", est à mourir de rire ; statistiquement sur les deux trillions et quelques planètes où une vie intelligente a émergé, depuis le début de l'éternité, 98,32587 % d'entre elles se sont auto-désignées sous l'appellation " Terre ". C'est pitoyable, risible et franchement, je ne comprends pas pourquoi Père focalise sur celle-là plutôt qu'une autre. J'y suis déjà allé, en cachette. Père veut nous convaincre qu'il voit tout, qu'il contrôle chaque atome de l'Univers, mais même Dieu cligne des yeux et, pendant ce bref moment, il est aveugle comme vous et moi (enfin peut-être plus vous que moi) et c'est pendant ces instants-là que je lui échappe.

Je serai franc, vu de très haut, ce bout de caillou est très joli. Une turquoise posée sur du satin noir. Mais à part ça, je ne comprends pas ce qu'il lui trouve. Elle n'est même pas finie, cette planète. Elle crache de partout, tremble dans tous les coins, frissonne comme une malade ; en plus, tout y pousse n'importe comment, des myriades de bestioles galopent dans tous les sens avec trois objectifs : bouffer, éviter de se faire bouffer et se multiplier à l'infini. Et pour finir, il y a les Hommes, sales, grossiers, méchants, qui se servent de leur " intelligence " pour exterminer, asservir ou copuler de la façon la plus originale. C'est tout juste s'ils reconnaissent l'existence de Père !

Cependant, il arrive que l'un d'eux, plus malin que les autres, prophétise et, après un temps plus ou moins long - en général assez bref - se fasse massacrer par ses semblables.

A mon avis, Père veut inventer l'enfer, et la Terre est l'une de ses maquettes.

J'exagère, évidement, mais comme je ne dispose pas encore de la prescience de Père, je suis incapable de voir à partir de ces prémisses lamentables, les potentialités de ce débris planétaire. Si lui les voit, et il les voit sinon il ne serait pas Dieu, il les garde pour lui.

Bref je m'ennuie ferme, et je finis par faire des bêtises. Oh, rien de dramatique. Je dois quand même reconnaître que Père était bien fâché le jour où j'ai malencontreusement anéanti le début de civilisation saurienne en jouant avec les astéroïdes. Et je n'étais pas plus fier quand il a découvert que j'avais, en pleine crise d'adolescence, fécondé quelques filles de là bas en me faisant passer pour son avatar : Zeus.
Le plus drôle, c'est que dans le reste de l'Univers je peux faire ce que je veux sans qu'il réagisse. Me acherait-il quelque chose d'important ?

Mais les choses vont bientôt changer ; Père vient de m'appeler dans son bureau pour me dire : "Jésus, il y a longtemps que tu désires être associé à mes projets. Et bien, aujourd'hui j'ai quelque chose à te proposer. Il s'agit d'aller faire un petit séjour sur la Terre. Attention, si tu acceptes, il n'est plus question de changer d'avis, tu devras assurer le boulot jusqu'au bout !"
Pour la forme, j'ai ergoté sur le lieu, mais que Père accepte de me laisser sur sa planète est une chance à ne pas laisser passer, même si je l'ai trouvé bien sibyllin quant au contenu et au déroulement de cette " mission salvatrice ", comme il a dit.
Et puis, tout vaut mieux que cet incommensurable ennui.

Voilà, je pars aujourd'hui, et je dois dire que je trouve Père particulièrement peu prolixe. Contrairement à ce que je croyais, je ne pars pas seul, mes frères m'accompagnent. Ils sont chargés de mon " implantation " dans le corps d'une jeune terrienne que Père a personnellement choisie lors d'un casting mystique. Bon, je suis désormais dans leurs mains, incapable du moindre geste, puisqu'il paraît que c'est une des conditions du succès de l'opération, et Père, l'œil sombre, se penche pour un au revoir et un cadeau…
" Quelques bribes du futur " me glisse-t-il avec un sourire empli de tristesse.

Et, pendant qu'inexorable, mon destin glisse vers la Terre, je vois: Marie,Joseph, l'enfant que je serai, Simon, Pierre, Jean, Judas… protégés et bénis par mes frangins. Et… oh non Père, pas ça ! Pas la Passion ! Pas la Croix ! Je ne veux pas !

Je ne veux…
Je ne…
Je…

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05 février 2007

mathématiquement incorrecte

1/ Sur combien de personnes avouant leur amour pour une/un ami/e, combien n’en sortiront que plus meurtris encore ?
2/ Combien ont touché la combinaison gagnante ?
3/ Calculez m’en l’espérance, la variance et l’écart type un peu pour voir.
4/ Etudiez aussi les variations de la fonction quand ln et exponentielle lui sont appliquées.
5/ Tracez les asymptotes
6/Quel est le signe de la dérivée sur l’ensemble [-∞ ; +∞] ? Celui de la primitive sur  R ?

Que pouvez-vous conclure ?

Une seule chose, celle que toi tu ne comprends pas : tout ça n’a aucun sens, aucune logique, aucune règle. Tu mets juste un point et une barre après ta constatation, tu ne pourras jamais rien faire de plus.
Ne me demande pas l’impossible.
S’il-te-plait.

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28 janvier 2007

Don't make me that again

Le rêve est revenu. Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que qui essaye de me faire comprendre ? Que ça ne va pas ? Ca, je savais, merci, mais encore. Réveil en sursaut par ce connard qui a foutu en l’air la moitié du terreplein de la nationale devant chez moi. Un dimanche matin. Connard. J’aurais pas mes quatre heures. Et il gueule tout ce qu’il peut parce que sa copine est restée dedans. Elle avait tiré le volant, pour s’amuser. A quatre heure du mat’. Pauvre conne. Le refera plus. N’empêche, avant que ces détonations me tirent de là, c’était de toi que je rêvais. Pourquoi un bus ? Mystère. Et pourquoi cette nuit, pourquoi spécialement cette nuit, ça faisait si longtemps que j’étais tranquille. Parce que ça faisait une semaine que j’avais espéré je ne sais trop quoi, peut-être. C’est ça ? Espère le meilleur et prépare toi au pire, c’est ça. Est-ce que toi tu as déjà rêvé de moi, où que tu sois ? Si même mon rare repos tu viens encore le bouffer je vais faire quoi ? Je dormais déjà pas et je suivais déjà pas grand chose de mes journée, mais si tu viens doubler ta présence absente, je ne réponds plus de rien, moi. Je ne sais plus quoi faire.
Pourquoi je ne lui ai pas dit, hein, pourquoi ?
Pourquoi

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22 janvier 2007

A vous


A tous ceux qui marchent dans l’ombre des talus
Regardant les imbéciles que nous sommes courir sur l’autoroute de notre désespoir
Acceptant toujours de nous prendre en stop
Paradoxal
Le temps de foutre en l’air votre réalité, avant de repartir
Pour ne plus jamais revenir
Bien planqués de la chance, du destin ou d’Aléa, au choix

Ma drogue ou mon dealer
Ou peut-être juste moi
Oniriquement perdue dans un fantasme
Le réveil et le sevrage sont supplices
Aide-moi
Mais tu ne m’aideras plus jamais
Tu en as assez fait tu me l’as dit
Et comme tous je n’ai rien voulu entendre

Pardonne ma jeunesse
Pardonne mes actes et mes paroles
Pardonne-moi de n’avoir pas su

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Délire psychédélique, apocalypticodramatique

Apporte moi mes cachets
Serre bien ma camisole
Accélère encore
Le son de ta voix

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20 janvier 2007

Luis_Royo_Fallen_angel_b_w

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Gris ?

    Le ciel est gris. La pluie vient s’abattre sans espoir sur le vasistas, conjuguant ses forces à celles de la radio pour me soutirer des douceurs du sommeil. Comme tous les matins, le grognement que je pousse ne suffit pas à exprimer ma frustration, loin de là, et je n’arrive pas à me convaincre tout à fait de la non-futilité de tout cela.
Mon plafond est gris.
    Affronter la moindre nourriture est, comme tous les matins, au-dessus de mes forces et je vais directement m’échouer sous une douche brûlante, tentant vainement de noyer toute pensée dans ce déluge rituel. Gestes machinaux, mécaniques : on enfile des affiches de pub pour être reconnus par nos pairs, on entasse la connerie de nos aînés sur notre dos et on va se rendormir, bercés par d’obscures formules ou de langues formées de mots inconnus, le tout gracieusement financé par notre merveilleuse oligarchie. Vive la nation !
    Dehors aussi, c’est gris. Mais c’est plus grand -encore, que…- alors y’a des nuances. Gris ou gris foncé. Noir pour les gens : c’est moins salissant et ça évite de se regarder trop souvent, on peut se fondre dans la masse du décor.
    Plus je me rapproche du bloc communément appelé lycée, plus la densité de population augmente et plus je suis forcé d’admirer la pitoyable ascension de mon espèce dans les abîmes colossaux de la bêtise. Là : un groupe d’anorexiques roses fluo, discutant avec hystérie du haut d’hideux instruments de torture lombairiens de la première chose traversant le néant qui sépare leurs oreilles, histoire de se complaire dans le bruit et dans la solitude complète, mais à plusieurs. Ici : le kador des BTS en roule une à une putain allumeuse, taillée xxl, celle-ci. Même combat que les précédents, mais en silence. On finira par les trois barbares, anars et haïs, huit heure du mat’, déjà un gramme dans le sang, faisant tourner leur quatrième cône de la journée. Ceci étant, comme ils ne dorment pas, ça leur laisse du temps… Silencieux et chargés, ils sont finalement les plus ensembles. Et aussi, sûrement les plus supportables de tous.
    Ah, si ! Juste là, devant. Devant loin en fait. Y’en a une, qui passe, apparemment proche et pourtant si lointaine. Différente. Et le type qui passe, là, sans me voir lui non plus, différent lui aussi. Mais inaccessibles tout deux pour moi, presque autant que le sont leurs propres utopies pour eux-mêmes. Autres façon de concevoir le monde mais, j’en ai peur, ne vivant en fait pas tout à fait dans le même monde que nous non plus. Et puis, ils ne font que passer : on a mal et on oublie. Un saint homme disait qu’on est bien seul chez les hommes. Suis-je un saint homme ? Va peut-être falloir que je revoie ma définition de saint, alors. Ou de maudit, à défaut.
    Une barre d’acier frappe sur une demi-sphere. La forme circulaire de l’objet permet une meilleure propagation des ondes et créé un effet de résonance, vive la physique, dont la sonnerie vient d’annoncer deux heures qui risquent fort de s’avérer extrêmement passionnantes. Pour le prof. Eternelle attente de la fin du café, dans le couloir gris avec quelques autres, moroses. A l’angle court un tuyau, qui parcourt tout l’étage. Le gaz. Comme ce serait simple… Le sadique ayant fini sa dose de caféine arrive avant que je n’ais le temps de pousser plus loin mes idées. Sans doute pas une mauvaise chose. Je sens que je ne vais pas tarder à me faire une petite dépression, une de plus. Mais ce serait oublier que c'est un luxe que je ne peux plus me permettre, la moitié des psys de la ville m'ayant déjà prescrit trangsène et chewing-gum à la fraise, les autres étant déjà prêts à me faire interner "pour mon bien". Bordel, ils me font rigoler. Pour le bien de ce misérable semblant de but qu'ils ont déniché pour leur vie, oui, et qu'ils ne supporteraient pas de voir dégommé sous les coups de la vérité crasse qu'ils ont rejetée. Ce pays vraiment une banlieue merdique !
  Le prof a changé, et nous aussi, de salle, mécaniquement : maintenant il nous baragouine un peu d'anglais et mon latinisme latent s'élève contre l'insulte linguistique qu'est ce flot au rythme larvaire et aux accents boueux. Je me fais foutre dehors pour m'être refusé à participer au massacre ambiant. Je ne me fatigue même pas à discuter, je laisse les baccalauréeux à leur studieuse et stupide course à la mention suicidaire.  Je ne suis pas un jedi, ce n'est pas ma guerre. Au bout d'un moment, le prof rouvre la porte. Me jette un regard noir : je suis allé me chercher un café. La referme. J'attends. Rien de mieux à faire, et puis, ma veste est restée à l'intérieur. 

Il fait froid dans ce putain de couloir, et ce café chaud me brûle les doigts.

On est au troisième, tout en bas il y a un mec qui se bat avec son antivol.

Je regarde dehors : il y a quelque chose qui ne manque, je voudrais mourir.

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19 janvier 2007

Pardon

Je pardonnerai à l'Homme quand, humilié et détruit, pieds nus dans le jardin de la souffrance, après avoir renié ses sciences, religions et autres foutaises, il laissera s'endormir le chaton sur son épaule, sous les tilleuls en fleurs. Je lui pardonnerai le Mal et la Haine, ainsi que leurs compagnes, la Colère et la Douleur.

S'il a de la chance ce jour-là, je pourrais peut-être même réussir à lui pardonner son existence.

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